LEAD 1-Eiffage prévoit de redresser son résultat net en 2012

jeudi 23 février 2012 18h39
 

PARIS, 23 février (Reuters) - Eiffage a annoncé jeudi qu'il prévoyait de redresser cette année son résultat net, après la baisse enregistrée en 2011, grâce à une poursuite de la croissance de son chiffre d'affaires et à une amélioration des marges dans les travaux.

Le groupe de BTP et de concessions a vu son bénéfice net, part du groupe, reculer l'an dernier de 11,6% à 205 millions d'euros, impacté par des coûts de restructuration et les frais financiers liés à son endettement. Le résultat ressort inférieur au consensus Thomson Reuters établi auprès de 14 analystes et qui donnait 221 millions.

"Nous attendons (en 2012) une augmentation du ROC et du résultat net pour toutes les branches travaux, et en ce qui concerne les autoroutes, un trafic sans doute un peu moins dynamique que l'année passée mais une progression globale du chiffre d'affaires (...)", a déclaré le directeur général du groupe, Pierre Berger, au cours d'une conférence avec les analystes.

"Ce qui devrait nous conduire à une hausse attendue du résultat, y compris du résultat net, même avec un impact négatif des frais financiers qui sera compensé par la hausse des marges travaux", a-t-il ajouté.

Eiffage a précisé par la suite dans une présentation s'attendre en 2012 à un chiffre d'affaires de 14 milliards d'euros, ce qui représenterait une croissance de 2,2% contre +3% en 2011, année de redémarrage de l'activité après deux ans consécutifs de stagnation.

La dette nette du groupe, héritée en grande partie de la privatisation des autoroutes françaises en 2006, a baissé pour la première fois depuis deux ans, de 4,5% à 12,6 milliards d'euros grâce à une cession, à la variation du BFR et aux cash-flows d'exploitation générés par les concessions.

Avant cette publication, l'action Eiffage a clôturé à 25,41 euros, donnant une capitalisation boursière de l'ordre de 2,3 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, le titre a pris près de 40%, après avoir dévissé de plus de 43% sur l'ensemble de 2011. (Gilles Guillaume, édité par)