CORR-ENCADRE-CASA-La Grèce a pénalisé le pôle gestions et assurances

jeudi 23 février 2012 14h47
 

(A la suite d'une correction apportée par CASA à son communiqué, lire au 6e paragraphe que la décollecte a été de 35 milliards, et non de 36,4 milliards)

PARIS, 23 février (Reuters) - Le pôle gestion d'actifs, assurances et banque privée du Crédit agricole a été lourdement affecté en 2011 par les importantes dépréciations passées sur les titres d'Etat grecs, a annoncé jeudi la banque.

Le plan européen de soutien à la Grèce a pénalisé en 2011 l'activité d'assurance à hauteur de 1,1 milliard d'euros en coût du risque alors que sur l'ensemble de l'année dernière, les titres d'Etat grecs ont été dépréciés en moyenne de 74%.

"D'autre part, l'environnement de marché très défavorable à compter du deuxième semestre a pénalisé l'activité de l'ensemble du pôle", précise dans un communiqué la banque verte.

Le résultat net part du groupe du pôle regroupant les activités de gestions et d'assurances du Crédit agricole ressort à fin 2011 en baisse de 37%, à 951 millions d'euros. En excluant l'impact du plan européen d'aide à la Grèce, ce bénéfice s'élève à 1.663 millions d'euros.

Au 31 décembre 2011, les encours gérés par ce pôle ont atteint 1.006 milliards d'euros (808,5 milliards d'euros hors double compte), en baisse de 5,4% sur un an.

La société de gestion Amundi, détenue à 75% par Crédit agricole, a de son côté subi une décollecte de 35 milliards d'euros l'an dernier qui s'est concentrée sur la France et les produits monétaires distribués par les réseaux, tandis que les grandes entreprises ont préféré les produits bilanciels.

Les collectes enregistrées en Asie (+3,0 milliards d'euros), auprès des institutionnels à l'international - principalement des fonds souverains - (+3,1 milliards d'euros), et par les fonds d'épargne salariale (+3,7 milliards d'euros), n'ont pas permis d'endiguer les rachats subis par ailleurs par Amundi, dont les encours ont baissé de 7%, à 658,6 milliards d'euros.

La gestion collective française a souffert en 2011 de la crise de la dette en zone euro mais aussi des changements de réglementation imposés aux investisseurs institutionnels, notamment les banques incitées avec Bâle III à réorienter les ménages vers les produits d'épargne bancaire. (voir )   Suite...