Anglo American-Hausse de 14% du bénéfice d'exploitation en 2011

vendredi 17 février 2012 08h49
 

LONDRES, 17 février (Reuters) - Le groupe minier Anglo American a annoncé vendredi une hausse de 14% de son bénéfice d'exploitation annuel, conforme aux attentes du marché, la rentabilité de ses activités de minerai de fer et les profits records engrangés dans le charbon ayant compensé la baisse des revenus tirés du cuivre.

La multinationale a réalisé l'an dernier un bénéfice d'exploitation de 11,1 milliards de dollars (8,45 milliards d'euros environ), tout près du consensus qu'elle avait elle-même calculé sur la base d'estimations d'analystes (11,2 milliards).

Le bénéfice courant par action ressort en hausse de 23% à 5,06 dollars et dépasse nettement le consensus (4,78 dollars).

L'espoir nourri par certains investisseurs d'un dividende exceptionnel a été déçu mais le dividende ordinaire progressera de 14%, à 74 cents par action.

Anglo American précise que les bénéfices de ses activités de minerai de fer, sa principale division, ont augmenté de 23% l'an dernier, à 4,5 milliards de dollars, grâce entre autres à la bonne tenue des cours.

Certains investisseurs sont cependant préoccupés par les dépassements de coûts de Minas-Rio, le principal projet du groupe dans le minerai de fer au Brésil, mais la directrice générale du groupe, Cynthia Carroll, a déclaré qu'Anglo avait réalisé "de bons progrès" sur ce point.

"Pour compenser ces difficultés, nous mettons en oeuvre différentes mesures, parmi lesquelles l'accélération du plan déjà annoncé prévoyant une augmentation de 15% des investissements, pour parvenir à la première expédition de minerai au second semestre 2013", a-t-elle dit.

Le bénéfice d'exploitation des activités de cuivre a lui chuté de 13% en 2011 à 2,46 milliards de dollars, conséquence du double mouvement de baisse des volumes de ventes et de hausse des coûts.

Anglo American possède également la majorité du capital du géant du diamant De Beers, qui a annoncé il y a deux semaines une hausse de 21% de son excédent brut d'exploitation annuel à 1,7 milliard de dollars. (Clara Ferreira-Marques, Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)