Saft-Dividende exceptionnel, profit dopé par une cession

jeudi 16 février 2012 18h42
 

PARIS, 16 février (Reuters) - Saft a annoncé jeudi soir qu'il allait proposer le versement d'un dividende exceptionnel d'un euro par action après avoir fait état d'un doublement de son bénéfice net, conséquence de la cession de sa participation dans Johnson Controls-Saft, sa co-entreprise avec Johnson Controls.

Début septembre, l'équipementier automobile américain Johnson Controls avait annoncé le versement de 145 millions de dollars (102 millions d'euros environ) au spécialiste français des batteries dans le cadre d'un accord à l'amiable mettant fin à leur co-entreprise dans l'automobile. (voir )

"Le chiffre d'affaires global devrait progresser d'au moins 5% à taux de change constants en 2012" explique dans un communiqué Saft anticipant également une marge d'Ebitda (résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) de l'ordre de 16,5-17,0% comparé à 16,5% en 2011 en données retraitées.

A fin 2011, le bénéfice net de Saft, qui souhaite également verser un dividende ordinaire de 0,72 euro par action au titre de 2011, est ressorti à 75 millions d'euros, contre 36,6 millions d'euros un an plus tôt, 23,9 millions d'euros résultant de la sortie de Johnson Controls-Saft.

Le chiffre d'affaires a crû de 8,4% à 628,7 millions d'euros, notamment soutenu par les activités du groupe dans les applications stationnaires, les piles au lithium destinées au marché de l'électronique et les batteries pour le marché de l'espace, où les ventes ont atteint des niveaux records.

La dette nette du groupe a été ramenée à 69,6 millions d'euros à fin 2011, contre 135,4 millions à la clôture de l'exercice 2010, indique la société ajoutant que le refinancement de sa dette bancaire est déjà "bien engagé" et devrait être finalisé avant la fin du premier trimestre 2012.

Avant la publication de ses résultats annuels, l'action Saft a fini en baisse de 3,87% à 22 euros, ramenant la valeur du groupe en Bourse à près de 550 millions d'euros. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)