Kellogg s'offre les chips Pringles pour $2,7 milliards

mercredi 15 février 2012 17h37
 

NEW YORK/CINCINNATI, 15 février (Reuters) - Kellogg bondit en Bourse de New York mercredi après avoir signé un accord en vue du rachat des chips Pringles à Procter & Gamble (P&G) pour un montant de 2,7 milliards de dollars (2,07 milliards d'euros) en cash.

Vers 16h00 GMT, l'action Kellogg, qui produits déjà les biscuits Keebler et les crackers Townhouse, progresse de 5,37% à 53,01 dollars à Wall Street, alors que P&G est stable.

Cette acquisition permettra à Kellogg de presque tripler le volume des activités de sa branche de biscuits d'apéritifs au niveau mondial et à P&G de se recentrer sur les cosmétiques et les produits d'hygiène et de santé après l'échec de son accord avec Diamond Foods.

P&G avait accepté de vendre Pringles à Diamond Foods l'an dernier, mais l'accord a été rompu ce mois-ci en raison d'un bouleversement à la tête de Diamond à la suite de la découverte d'incohérences comptables.

Kellogg et P&G, qui n'ont pas voulu préciser à quelle date les négociations avaient commencé, s'attendent à une finalisation de l'opération d'ici l'été.

Pringles rapportait environ 1,5 milliard de dollars de chiffre d'affaires par an à Procter & Gamble et deviendra va devenir la deuxième marque de Kellogg, derrière Special K.

Environ 1.700 employés de P&G passeront chez Kellogg.

Kellogg va emprunter deux milliards de dollars pour réaliser cette acquisition et devrait réduire son programme de rachat de ses propres actions pendant environ deux années.

Hors charge exceptionnelle et impact de la réduction des rachats d'actions, l'opération aura un effet relutif de 8 à 10 cents par action en 2012 et de 22 à 25 cents en 2013, a précisé Kellogg. Y compris ces éléments, il aura en revanche un impact dilutif de 11 à 16 cents/action sur les résultats 2012 Kellogg.

Quant à P&G, le groupe a indiqué que cette opération lui rapporterait 1,4 à 1,5 milliard de dollars après-impôts, soit 47 à 50 cents par action, à peu près l'équivalent de ce qui était estimé lors de l'annonce de l'accord avec Diamond en avril 2011. (Martinne Geller et Jessica Wohl, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Nicolas Delame)