LEAD 1-Vinci confirme un intérêt pour l'aéroport d'Istanbul

mercredi 8 février 2012 12h46
 

* Le processus de vente des actifs aéroportuaires de TAV au tout début

* Peu de croissance externe pour Vinci en 2011 faute d'opportunités

* Les acquisitions en 2012 dépendront des cibles (Actualisé avec conférence de presse et précisions)

PARIS, 8 février (Reuters) - Vinci a confirmé mercredi son intérêt pour les actifs aéroportuaires de l'opérateur turc TAV Havalimanlari, un possible retour à des acquisitions pour le numéro un mondial du BTP et des concessions après une année 2011 relativement calme en la matière.

Trois sources proches du dossier ont indiqué à Reuters la semaine dernière que Vinci, qui cherche à renforcer le poids des concessions dans son chiffre d'affaires et qui veut se développer dans les infrastructures de transport, notamment aéroportuaires, était bien placé pour prendre 40% de TAV, qui gère notamment l'aéroport international Ataturk d'Istanbul. (voir )

"Nous sommes au début du processus relatif aux actifs aéroportuaires d'une société turque qui s'appelle TAV (...) Nous sommes donc également dans cette compétition", a déclaré Xavier Huillard, PDG de Vinci, au cours d'une réunion d'analystes consacrée aux résultats 2011 du groupe.

"Mais nous avons comme d'habitude signé des accords de confidentialité qui font que nous n'en dirons pas plus aujourd'hui que ce que je viens de dire : à savoir que nous sommes intéressés par le fait de regarder ces plates-formes aéroportuaires, et notamment la plate-forme d'Istanbul", a-t-il ajouté.

Vinci a vu son chiffre d'affaires augmenter de 11% environ en 2011, une performance qui s'explique notamment par une croissance organique de 6,4%. Interrogé sur la relative faiblesse l'an dernier de la croissance externe, qui s'est limitée à de petites opérations au fil de l'eau, Xavier Huillard a répondu que dans l'énergie, la priorité était allée à l'intégration de Cegelec et que dans les autres métiers, "l'aléa de ce genre de recherche" faisait qu'aucun dossier n'avait abouti.

Le groupe, qui s'est vu confier le futur aéroport de Nantes, était intéressé par l'ouverture du capital de plusieurs autres grands aéroports régionaux français mais le processus n'a toujours pas été enclenché. Vinci était également intéressé par les aéroports d'Hochtief, dont celui d'Athènes, mais le groupe allemand a suspendu l'appel d'offres en raison de la crise grecque et des conditions de marché ambiantes. Xavier Huillard a indiqué mercredi que le dossier était désormais "fermé" et qu'il ne s'agissait plus pour lui d'un sujet.

Vinci, qui anticipe "au minimum une stabilisation de son activité" en 2012, aura comptabilisé en 2011 pour 172 millions d'euros d'investissements financiers, nets des cessions, contre 2,4 milliards d'euros en 2010, année marquée par l'acquisition de Cegelec pour 1,6 milliard d'euros.

"On ne peut pas dire que le fait que la croissance organique sera faible en 2012 nous conduira à augmenter la croissance externe, la croissance externe augmentera si nous trouvons de bonnes cibles correspondant à ce que nous cherchons", a ajouté Xavier Huillard. "Si conjoncturellement il y a des années où on n'en fait pas, ce n'est pas grave." (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)