Le directeur financier d'EADS confiant pour 2012-presse

dimanche 5 février 2012 15h02
 

FRANCFORT, 5 février (Reuters) - EADS est confiant pour 2012, en raison de la croissance attendue d'Airbus et d'un carnet de commandes fourni, deux éléments qui prémunissent le géant européen de l'aéronautique, de la défense et de l'espace contre tout accès de faiblesse, déclare le directeur financier sortant du groupe.

"Si l'économie mondiale croît au rythme actuellement prévu, alors nous sommes en mesure de faire un grand pas en avant en 2012", précise Hans Peter Ring dans un entretien publié samedi par Die Welt.

"Airbus va livrer plus d'avions qu'en 2011 et augmenter sensiblement ses bénéfices tandis qu'Eurocopter devrait continuer de croître. En raison des conditions de marché actuelles, Cassidian n'a pas de réelles perspectives de croissance tandis qu'Astrium poursuit son amélioration."

Le niveau élevé à la fois de la trésorerie - 11,4 milliards d'euros à la fin de 2011 - et du carnet de commandes devraient permettre à EADS de survivre à une période de faiblesse de un, voire deux ans, poursuit Hans-Peter Ring.

"Les risques pesant sur la croissance à venir d'Airbus sont plutôt du côté de nos fournisseurs qu'à l'intérieur de nos usines. Il subissent une pression énorme, étant donné qu'ils doivent faire face à plusieurs projets de grande ampleur se déroulant simultanément", ajoute celui qui sera remplacé par Harald Wilhelm début juin.

EADS a annoncé le 26 janvier une série de nominations à la tête du groupe, dont celle Tom Enders à la présidence exécutive, en remplacement de Louis Gallois. (voir )

Saluée comme une succession apaisée pour un groupe qui a souvent souffert par le passé de luttes intestines franco-allemands, cette annonce avait suscité une forte hausse du titre le lendemain, des courtiers se montrant par ailleurs, comme Hans Peter Ring, optimistes sur les perspectives de la société.

Depuis le début de l'année, le titre EADS a gagné 14,04% - après une hausse de 38,5% en 2011 - contre respectivement +8,5% et -16,95% pour le CAC 40 dont il fait partie. (Christiaan Hetzner, Benoit Van Overstraeten pour le service français)