France-LVMH se défend d'agir en service commandé pour Lejaby

vendredi 3 février 2012 11h51
 

PARIS, 3 février (Reuters) - Le PDG du numéro un mondial du luxe LVMH, Bernard Arnault, s'est défendu vendredi de tout interventionnisme politique dans la reprise d'un site de Lejaby et affirmé qu'un de ses fournisseurs l'avait informé en premier des difficultés de l'entreprise, avant le président Nicolas Sarkozy.

Une offre de reprise du site du fabricant de lingerie féminine à Yssingeaux (Haute-Loire) va être déposée par le maroquinier Sofama, un fournisseur de Louis Vuitton, propriété du groupe LVMH, ont annoncé mercredi les autorités françaises. (voir )

Nicolas Sarkozy avait promis dimanche dernier, lors d'une intervention télévisée, qu'il "ne laisserait pas tomber Lejaby".

Il devait recevoir ce vendredi à l'Elysée les ouvrières d'Yssingeaux, dont le sort avait été très médiatisé, à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

Depuis, des médias ont rapporté que Bernard Arnault avait agi en service commandé du chef de l'Etat, dont il est proche.

"Que Nicolas Sarkozy, président de la République, s'intéresse au sort de l'emploi, rien de (plus) normal. Mais encore une fois, nous avons fait cet investissement pour des raisons purement techniques", a déclaré Bernard Arnault sur France Info vendredi matin.

"C'est le fournisseur de Vuitton qui nous a contactés en premier", a-t-il ajouté.

"Nous avons, depuis des années, une progression de nos entreprises de maroquinerie qui nous amène tous les ans à engager plusieurs centaines d'artisans en France."

Sofama se propose de reprendre la totalité des 93 employés qui fabriquaient de la lingerie féminine sur le site de Lejaby. Si l'offre aboutit, l'usine d'Yssingeaux se transformera en maroquinerie.   Suite...