MARCHÉS-Les thèmes à retenir la semaine prochaine

dimanche 22 janvier 2012 20h48
 

LONDRES, 22 janvier (Reuters) - Voici les grands thèmes qui risquent de s'imposer aux traders et aux investisseurs dans la semaine qui vient:

1/ QUELS ACTIFS VONT SE DÉGONFLER ?

Les marchés d'actions connaissent un élan d'enthousiasme depuis quelques semaines: malgré la crise de la dette en zone euro, l'indice paneuropéen Eurostoxx 50 et le Standard & Poor's 500 américain ont gagné plus de 4% depuis le 1er janvier. Mais cela n'a pas été un jeu à somme nulle entre actions et obligations, puisque le Bund allemand est parvenu à se maintenir dans le même temps. Cela a déréglé la corrélation négative qui existait jusqu'à octobre-novembre entre les actions et le Bund, valeur refuge de référence dans la zone euro. Face à des conditions de crise, cette relation s'est généralement rétablie rapidement ces derniers mois. La question est la suivante: quelle classe d'actifs va se dégonfler lorsque les choses reviendront à la normale ?

* Graphique de la performance des différents actifs en 2012 link.reuters.com/nyw85s

2/ PRÉCÉDENT REDOUTÉ

La Grèce et ses créanciers privés ont entamé une course contre la montre pour trouver un accord acceptable par les deux parties afin de restructurer la dette d'Athènes et de permettre le versement de la prochaine tranche du plan d'aide à temps avant d'importants échéances d'emprunts grecs en mars. Le diable se niche souvent dans les détails et même dans le scénario le plus optimiste, le processus reste cerné de menaces aux yeux des investisseurs - notamment du fait du risque de contestation de l'accord devant la justice. Alors que le verdict de l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA), qui a le dernier mot pour juger du déclenchement ou non des credit default swaps (CDS), dépendra de la nature de l'accord, les agences de notation ont d'ores et déjà estimé que toute perte subie par les créanciers, qu'elle soit volontaire ou non, entraîneraient un défaut sélectif ou restreint.

Les investisseurs s'inquiètent du précédent que le cas grec pourrait créer pour d'autres pays périphériques européens, ce qui s'est vu nettement sur le marché de la dette et des CDS portugais. Le Portugal, qui a vu la semaine dernière sa note abaissée en catégorie spéculative ("junk") par Standard & Poor's, a vu ses coûts de financement grimper à des niveaux qui devraient retarder encore son retour sur le marché primaire. Cela garantit un contexte agité pour la réunion des ministres des Finances de la zone euro lundi.   Suite...