Boeing conclut un accord d'entreprise avec le syndicat IAM

jeudi 1 décembre 2011 00h52
 

SEATTLE, 30 novembre (Reuters) - Boeing a conclu un accord préliminaire d'entreprise courant jusqu'en 2016 avec son principal interlocuteur syndical, un texte qui, si ratifié, mettrait fin au conflit qui oppose le constructeur aéronautique au Conseil national des relations de travail (National Labour Relations Board, NLRB)

L'accord, qui sera soumis la semaine prochaine au vote des 28.000 membres de l'IAM (International Association of Machinists & Aerospace Workers), devrait garantir à Boeing qu'il n'y aura pas de grèves venant perturber la production sur la période, qui sera notamment marquée par la montée en puissance du 737 MAX, la nouvelle version, plus économe en carburant, du 737.

En cas de ratification, l'IAM s'est dit prêt à cesser la procédure engagée contre Boeing au sujet du nouveau site de production du 787 en Caroline du Sud, qui fait l'objet du différend entre le constructeur et le NRLB.

Jusqu'ici, Boeing avait toujours fabriqué tous ses avions dans l'Etat de Washington, mais certains programmes ont été perturbés par des mouvements sociaux.

Sur les 22 dernières années, l'IAM a organisé quatre grèves, la dernière de 58 jours remontant à 2008, un arrêt de travail qui avait retardé encore un peu plus le programme 787.

L'IAM et le NRLB ont accusé Boeing d'avoir voulu punir les travailleurs de l'Etat de Washington pour ces grèves en ouvrant un deuxième site de fabrication du 787 en Caroline du Nord.

L'entreprise a toujours dit avoir pris cette décision sur la base de considérations purement commerciales.

"C'est une énorme nouvelle. Le fait que Boeing et IAM 751 aient conclu un accord d'entreprise avant même que les négociations contractuelles aient vraiment commencé est inédit. Et si cela règle le dossier NLRB, c'est vraiment une très bonne chose pour toutes les parties impliquées", a déclaré Scott Hamilton, consultat spécialisé dans l'aviation chez Leeham.

Le titre Boeing a gagné 5,26% à la suite de l'annonce de l'accord, faisant encore mieux qu'un indice Dow Jones qui a pris plus de 4%. (Bill Rigby, Benoit Van Overstraeten pour le service français)