LEAD 1-Michelin confiant pour 2011 malgré l'activité camion en Europe

mardi 22 novembre 2011 17h22
 

* Le marché, dans son ensemble, reste sain malgré la conjoncture-Rollier

* L'activité poids lourds en Europe constitue un souci

* Objectifs 2011 confirmés (Actualisé avec précisions et citations)

par Gilles Guillaume

PARIS, 22 novembre (Reuters) - Le marché mondial des pneumatiques reste sain grâce à la demande en Asie et en Amérique du Nord, mais l'activité pour les poids lourds en Europe continue de subir les conséquences du ralentissement économique de la région, a déclaré mardi le président de Michelin.

Le groupe de Clermont-Ferrand observe depuis l'été une inflexion dans les ventes de pneus camions sur le continent, reflet de la dégradation des perspectives économiques qui contraste notamment avec la vigueur du marché chinois, qui représente désormais 40% du marché mondial des pneumatiques poids lourds.

"Dans l'ensemble, nous voyons aujourd'hui une situation qui reste relativement saine avec une exception qui est quand même un souci, c'est le marché des pneus poids lourds en Europe", a observé Michel Rollier, président et associé commandité gérant du groupe de pneumatiques, en marge d'un déjeuner organisé par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) à l'Automobile club de France.

"Parce que quand les pneus poids lourds s'usent moins vite, c'est qu'il y a moins de marchandises à transporter, et donc moins d'activité", a-t-il ajouté.

Malgré cette inflexion, Michelin avait confirmé fin octobre ses objectifs 2011. Michel Rollier a répété mardi s'attendre à une hausse de près de 8% des volumes de ventes du groupe cette année, et estimé que le chiffre d'affaires 2011 pourrait être de l'ordre de 20 milliards d'euros, contre 17,9 milliards d'euros en 2010.

Interrogé sur 2012, le président du numéro un mondial du pneu a répondu que l'horizon était trop flou.

"L'année 2012 est pleine d'incertitudes, tout dépend un petit peu de comment évolueront les économies occidentales, et là, les points d'interrogation existent", a-t-il dit. (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)