ENCADRE-Axa IM confiant pour 2011 après deux années difficiles

lundi 21 novembre 2011 08h00
 

PARIS, 18 novembre (Reuters) - Axa Investment Managers (IM), filiale de gestion d'actifs de l'assureur Axa, se montre confiant pour 2011, après avoir connu deux exercices difficiles, à la lueur des chiffres enregistrés depuis le début de l'année en termes de collecte, de stabilité de ses équipes et de performance d'investissement.

La société de gestion se veut même offensive, écartant tout plan de restructuration et réfléchissant à gagner des parts de marché à la différence de ses concurrents, en particulier les filiales de banques, comme Amundi (Crédit agricole ) ou BNP Paribas Investment Partners, victimes de fortes décollectes dans le monétaire. (voir et )

Jusqu'à présent, "nous avons trois indicateurs de vitalité qui sont bons (...) Je pense que nous réalisons une année très satisfaisante", a déclaré lors d'un entretien à Reuters Dominique Carrel-Billiard, directeur général d'Axa IM, tout en ne souhaitant pas donner de prévisions sur ses résultats 2011.

"Nous sommes dans la crise depuis 2007, nous avons ajusté notre base de coûts dès le départ (...) Nous avons une stabilisation des équipes. C'est un élément important car c'est le gage du maintien de la performance", a-t-il ajouté rappelant que le taux de rotation (turnover) du personnel d'Axa IM a toujours été inférieur à la moyenne du secteur.

Le dirigeant de la société de gestion, dont les encours s'élèvent à 514 milliards d'euros à fin septembre, estime cependant que tant que le groupe n'aura pas collecté 30 à 60 milliards d'euros de plus, il conservera le niveau actuel de ses effectifs, 2.440 personnes, procédant à des ajustements en fonction du développement de chaque activité.

La société de gestion a enregistré sur les neuf premiers mois de l'année une collecte nette de deux milliards d'euros grâce à ses fonds monétaires (+3 milliards d'euros) et sa filiale de capital investissement Axa Private Equity (+2 milliards d'euros) alors qu'Axa Rosenberg subissait quatre milliards d'euros de rachats.

Sa filiale américaine de gestion quantitative actions, encore en phase d'observation, limite toutefois l'hémorragie par rapport aux 29 milliards de décollecte subie en 2010 à la suite d'une erreur de codage informatique.

"Notre métier, c'est la gestion d'une baignoire dont la bonde n'est pas fermée et au-dessus de laquelle il faut avoir un robinet ouvert. Si le robinet n'est pas ouvert nous avons de la décollecte", a-t-il expliqué rappelant qu'Axa IM avait subi 20 milliards de décollecte sur chacun des deux derniers exercices.

Enfin, s'agissant de la performance d'investissement, Dominique Carrel-Billiard s'est félicité du début d'exercice réalisé par Axa IM, 85% des fonds du groupe affichant une performance supérieure à la médiane de leur catégorie. (Alexandre Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson, édité par Jean-Michel Bélot)