France/Travaux publics-Prudence des équipementiers sur les commandes de 2012

jeudi 17 novembre 2011 17h17
 

PARIS, 17 novembre (Reuters) - Les fabricants d'engins de chantier ne ressentent pas encore d'impact du climat économique sur leurs commandes en France, mais abordent 2012 avec une prudence accrue, ont indiqué jeudi deux équipementiers de travaux publics.

Au premier semestre, le Syndicat des entreprises internationales de matériels de travaux publics, mines, carrières, bâtiment et levage (Seimat) avait fait état d'une hausse de 47% des ventes en volume dans l'Hexagone et dit prévoir une poursuite de la croissance sur l'ensemble de 2011, dans la sillage de la reprise technique enregistrée en 2010.

"Pour l'année prochaine, on a déjà un bon carnet de commandes, aussi bien sur les pays d'Europe que du Maghreb, par contre j'ai une certaine réserve sur la véritable solidité de ce carnet de commandes", a déclaré jeudi Henri Marchetta, PDG de Mecalac Ahlmann, en marge d'une conférence de presse consacrée à l'édition 2012 du salon Intermat.

Mecalac (Mécanique du Lac) est une PME basée à Annecy (Haute-Savoie) et spécialisée dans les petites pelleteuses polyvalentes pour les travaux de centre-ville.

"J'ai personnellement quelques réserves quant aux conséquences qu'il va y avoir dans tous les pays d'Europe sur la réduction des budgets des Etats", a ajouté Henri Marchetta. "Nos commandes sont fermes, mais globalement j'ai quand même une certaine inquiétude sur les budgets des collectivités et sur ceux mis en oeuvre par les Etats."

Depuis les turbulences financières provoquées cet été par la crise de la dette grecque, les perspectives économiques pour l'année prochaine se sont dégradées et le gouvernement français a donné un double tour de vis fiscal.

"Nous avons rarement des annulations de commandes", a précisé Jean-Marc Osdoit, président de la filiale française du suédois Volvo Construction Equipement. "Nos carnets ne sont pas énormes, mais il sont là. Cela va nous permettre de démarrer 2012 de manière correcte, mais en prises de commandes, il est clair que ça va freiner sur la deuxième partie de l'année." (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)