LEAD 1-Bourse-PSA en hausse, rachats de positions à découvert

mercredi 26 octobre 2011 12h53
 

* PSA vise 800 millions d'euros d'économies supplémentaires en 2012

* Le groupe va supprimer 6.000 emplois en Europe l'année prochaine

* L'action gagne 1,3% après une ouverture en baisse de 5,7%

PARIS, 26 octobre (Reuters) - L'action PSA Peugeot Citroën s'est retournée à la hausse en cours de matinée mercredi en Bourse de Paris, après une chute dans les premiers échanges, soutenue par de nombreux rachats de positions à découvert malgré un "profit warning" plus sévère que prévu.

Les investisseurs saluent également le programme de baisse des coûts annoncé par le constructeur automobile, qui vise 800 millions d'euros d'économies supplémentaires en 2012 après avoir revu en baisse ses prévisions 2011 à la suite d'un troisième trimestre marqué par une baisse des volumes. (voir )

"Le profit warning est pire que prévu, d'où la réaction en baisse à l'ouverture. Mais ça fait longtemps que cet avertissement est attendu et beaucoup d'investisseurs s'étaient mis 'short' (sur la valeur) et sont en train de se racheter maintenant que la nouvelle est dans le marché", commente un analyste qui n'a pas voulu être identifié.

A 12h45, le titre gagne 1,26% à 17,28 euros dans des volumes représentant 1,4 fois leur moyennne quotidienne des trois derniers mois, après avoir chuté de 5,65% en ouverture. L'indice CAC 40 avance de 0,16% et celui du secteur automobile européen de 1,25%, plus forte hausse sectorielle en Europe.

"Le marché salue le programme de baisse de coûts, mais en même temps personne n'est vraiment convaincu que le groupe parviendra à réaliser ce programme", explique un vendeur actions en poste à Paris.

Le groupe a également annoncé son intention de supprimer 6.000 emplois en Europe l'année prochaine (2.500 emplois dans les fonctions de structure, 1.000 postes en production et 2.500 emplois parmi les prestataires externes).

"La baisse des coûts annoncée va aider à passer 2012, mais PSA est de plus en plus transparent sur le fait que ce n'est qu'un expédient et qu'il faudra (prendre) de nouvelles mesures", ajoute un autre analyste. (Juliette Rouillon et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)