CORR-Vallourec se dit prêt à réduire ses coûts en cas de retournement

vendredi 14 octobre 2011 15h58
 

(Au premier paragraphe, lire "réduira en priorité ses capacités de production", au lieu d'effectifs)

PARIS, 14 octobre (Reuters) - Vallourec réduira en priorité ses capacités de production en Europe en cas de dégradation de la conjoncture économique mais n'est "pas du tout" dans la même situation qu'en 2009, a déclaré vendredi Philippe Crouzet, président du directoire du producteur de tubes sans soudure en acier.

Le groupe, qui fournit les secteurs du pétrole et du gaz, de l'énergie électrique, de la pétrochimie et de l'automobile, a axé sa stratégie sur le développement de sa présence dans les régions présentant les profils de croissance les plus élevés - zone Amériques et Chine notamment - en particulier dans l'énergie, et des coûts de production plus faibles.

Jusqu'ici exportateur à partir de l'Europe, Vallourec compte en outre réduire avec cette stratégie son exposition à la volatilité des devises.

"En tendance, il est clair que nos usines européennes sont et resteront plus chères que nos autres usines (...) En cas de retournement conjoncturel, c'est dans ces usines-là que nous réduirons prioritairement les capacités de production", a déclaré Philippe Crouzet lors d'une conférence de presse.

"Nous discutons de ce type de situations en avance avec les syndicats. En 2009-2010, ça s'est très bien passé", a-t-il ajouté.

"Nous avons reconstitué un volant d'heures supplémentaires important, d'effectifs temporaires et d'intérimaires, ce qui veut dire que nous sommes dans une situation qui nous permettrait d'absorber sans dommage majeur ou sans traumatisme social une chute éventuelle si elle se produisait."

Le président du directoire de Vallourec a évoqué un "contexte d'incertitude", soulignant toutefois que le groupe n'était pas dans une situation comparable à celle de 2009, lorsqu'il avait dû faire face à une baisse brutale de son activité de 50% par rapport à 2008.

"Plus de la moitié de cette chute correspondait à une correction des stocks (...), certains clients pétroliers et gaziers avaient deux ans de stocks, ce qui était complètement délirant. Lorsque la conjoncture s'est retournée, ils ont arrêté d'acheter d'abord pour vider leurs stocks. La demande finale n'est pas tombée de 50%, on n'est pas du tout dans la même situation."   Suite...