LEAD 1-Sony Ericsson-T3 conforme, redoute l'impact de la crise

vendredi 14 octobre 2011 10h43
 

* Rien sur l'intention prêtée à Sony de racheter la part d'Ericsson

* Le groupe redoute l'impact du dégradation de la confiance des consommateurs (Actualisé avec interview du directeur général)

STOCKHOLM, 14 octobre (Reuters) - Sony Ericsson (ERICb.ST: Cotation) a fait vendredi d'un résultat trimestriel conforme aux attentes, mais n'a pas fait de commentaire sur un possible rachat par Sony de la part d'Ericsson dans leur coentreprise.

Le bénéfice imposable du fabricant de combinés est ressorti à 31 millions d'euros au troisième, soit juste au-dessus du consensus de 27 millions d'euros établi par Reuters, après une perte de 42 millions au trimestre précédent.

La semaine dernière, une source ayant une connaissance directe du dossier a rapporté que le géant japonais était en discussions avec son partenaire suédois en vue de racheter sa participation de 50% dans Sony Ericsson.

La fragilisation des économies européennes pourrait pénaliser le secteur de la téléphonie mobile, a déclaré par la suite le directeur général de Sony Ericsson (ERICb.ST: Cotation) .

"C'est une inquiétude. Si le problème de confiance des ménages perdure, cela nuit au secteur de la téléphonie mobile", a dit Bert Nordberg dans une interview à Reuters.

La coentreprise, qui a maintenu sa prévision concernant le marché des téléphones mobiles, a déclaré qu'il allait continuer à investir dans les smartphones et que toute sa production serait réorientée vers ce segment dans le courant de l'année 2012.

Si les projections de dépenses des ménages se sont détériorées ces dernières semaines, les analystes n'ont que légèrement modifié leurs prévisions de ventes de téléphones portables au quatrième trimestre. D'après une enquête Reuters, celles-ci sont attendues en hausse de 12% en rythme trimestriel, une progression qui n'a rien d'anormal.

Interrogé sur l'impact potentiel de la crise sur les ventes du quatrième trimestre, qui reposent largement sur les fêtes de fin d'année, Bert Nordberg a répondu: "Je ne suis pas du tout confiant. C'est très difficile à prédire."

(Simon Johnson, Jean Décotte et Natalie Huet pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)