L'armée attend beaucoup des enchères des fréquences 4G "en or"

jeudi 29 septembre 2011 17h54
 

PARIS, 29 septembre (Reuters) - Le ministère de la Défense s'est déclaré jeudi optimiste sur les enchères à venir d'une deuxième tranche de fréquences de téléphonie mobile de quatrième génération (4G), dont certaines seront libérées par les armées, après les recettes meilleures que prévu retirées d'une première tranche la semaine dernière.

Au moment où le budget de l'Etat est particulièrement tendu, le ministère de la Défense attend au total près d'un milliard d'euros de recettes exceptionnelles tirées de la vente de ces fréquences dont l'armée n'a plus l'utilité.

Le régulateur des télécoms (Arcep) a adjugé il y a une semaine une première tranche de fréquences sur une bande de 2,6 GHz -qui était intégralement utilisée par les armées- aux quatre opérateurs mobiles français -Orange , Free Mobile , SFR et Bouygues Télécom - pour un total de 936 millions d'euros, bien au-delà du prix plancher de 700 millions. (voir )

Les opérateurs, pour qui ces fréquences sont cruciales pour lancer les services internet du futur, doivent déposer d'ici la mi-décembre des dossiers pour le deuxième tour, dont le gouvernement attend au moins 1,8 milliard d'euros. Il s'agit cette fois de fréquences de 800 mhz, dites "en or", car elles offrent une vaste couverture du territoire et une bonne pénétration à l'intérieur des bâtiments. L'armée et la télévision analogique se partageaient ce spectre.

"Le fait que nous ayons été sensiblement au-dessus du prix de réserve sur les bandes de 2,6 ghz est une très bonne chose et nous rend plutôt confiants sur (...) l'hypothèse d'un milliard d'euros (de recettes) qui figure dans la loi de finance 2012", a dit Hughes Bied-Charreton, directeur des affaires financières au secrétariat général pour l'administration, lors d'un point presse.

Le budget de la défense, troisième poste de l'Etat derrière l'enseignement scolaire et la charge de la dette, est fixé à 31,72 milliards d'euros hors pensions dans le projet de loi de finances 2012 contre 31,17 milliards dans celui de 2011. (Cyril Altmeyer, édité par Marie Mawad)