Groupama reporte sa mise en Bourse à 2015

lundi 26 septembre 2011 08h19
 

PARIS, 26 septembre (Reuters) - L'assureur-mutualiste Groupama veut donner la priorité à la profitabilité plutôt qu'aux gains de parts de marché pendant la mise en oeuvre de son nouveau plan d'économies 2012-2015, à l'issue duquel le groupe envisagera de nouveau sa mise en Bourse, a déclaré son directeur général au quotidien Les Echos.

Standard & Poor's a abaissé vendredi la note à long terme de Groupama, une décision à laquelle le groupe français s'était préparé en annonçant en interne jeudi un plan d'économies et des mesures pour renforcer son profil financier. (voir et )

"Nous allons désormais donner la priorité à la profitabilité, plutôt qu'aux gains de parts de marché (...) Par ailleurs, nous ne prévoyons pas de faire d'acquisitions sur cette période (2012-2015)", déclare Jean Azéma, directeur général de Groupama, dans un entretien publié lundi.

"La cotation en Bourse de Groupama est reportée en fin de période, c'est-à-dire plutôt vers 2015", ajoute-t-il.

Le directeur général déclare en outre ne pas avoir de préoccupation particulière sur la solvabilité de Groupama d'ici la fin de l'année et estime qu'un ratio de solvabilité inférieur à 100% ne fait pas partie des scénarios à l'ordre du jour pour 2011.

"Je ne vous cache pas que la situation est un peu tendue, puisque nous étions habitués jusqu'alors à être au-delà de 150%. Mais c'est uniquement dû à la chute des marchés financiers. Je n'ai pas de préoccupation majeure pour la fin de l'année", précise-t-il.

"Les mesures que nous allons prendre devraient faire revenir progressivement notre marge de solvabilité à 150 %. Elles devraient également nous permettre d'améliorer nos résultats techniques avec un ratio combiné (total des sinistres et des frais rapportés aux primes) autour de 98%", ajoute-t-il.

Interrogé sur les participations de Groupama, notamment au capital de la Société générale , Jean Azéma a rappelé que les investissements de son groupe s'inscrivaient dans le long terme.

Il a en outre insisté sur la solidité des banques françaises.

"N'oublions pas qu'elles ont des fondamentaux très solides. C'est ce que je constate, en particulier comme administrateur de la Société générale."

Groupama est exposé aux dettes souveraines européennes à hauteur de 770 millions d'euros à fin juin au Portugal, à la Grèce et à l'Irlande, ainsi que de 1,5 milliard à l'Italie et de 670 millions pour l'Espagne, a détaillé le directeur général. (Marie Mawad, édité par Jean-Michel Bélot)