La Banque postale se lance dans le crédit aux entreprises

jeudi 8 septembre 2011 15h52
 

PARIS, 8 septembre (Reuters) - La Banque postale, qui va recevoir vendredi 860 millions d'euros de sa maison-mère La Poste dans le cadre d'une augmentation de capital, a indiqué jeudi avoir été autorisée à se lancer dans des activités de crédit aux entreprises.

La banque, filiale de services financiers du groupe public postal, a fait savoir qu'elle allait pour ce faire créer une nouvelle filiale La Banque postale Crédit Entreprises pour financer les très petites entreprises (TPE), les PME, les associations ou encore les bailleurs sociaux.

"C'est la fin de notre longue marche pour disposer de la totalité des produits de la banque de détail", a souligné Philippe Wahl, le président du directoire de la Banque postale lors d'une conférence de presse de présentation des résultats semestriels du groupe.

"La première opération de financement aura lieu en automne", a-t-il ajouté, soulignant que la banque avait reçu le feu vert de l'Autorité de contrôle prudentiel le 5 septembre.

A cette occasion, la Banque postale, qui participera au deuxième plan d'aide à la Grèce, a passé dans ses comptes du premier semestre une provision de 158 millions d'euros sur ses titres de dette souveraine grecque.

Son exposition à la dette souveraine grecque est du coup ramenée à 626 millions d'euros.

Interrogé sur les obligations émises par Dexia , Philippe Wahl a indiqué que la Banque postale avait souscrit sur le premier semestre pour 3,2 milliards d'euros de 'covered bonds' (obligations sécurisées) émis par la banque franco-belge.

Prié de dire si la banque envisageait un rapprochement plus large avec Dexia, il a expliqué que la Banque postale n'avait pas de projet de se développer dans le financement des collectivités locales.

"Vous n'avez pas vu à ce stade, dans les actions prioritaires immédiates, de volonté de se développer, aujourd'hui en tout cas, sur les collectivités locales", a insisté Philippe Wahl. "Laissons la spéculation aux spéculateurs." (Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot)