February 5, 2009 / 5:23 PM / 8 years ago

LEAD 2 LVMH aborde avec prudence une année 2009 incertaine

5 MINUTES DE LECTURE

* Bénéfice net stable en 2008 et dividende inchangé

* Les ventes de janvier ont progressé

* Pas de prévisions pour 2009

par Pascale Denis

PARIS, 5 février (Reuters) - Touché par l'aggravation de la crise en fin d'année, LVMH (LVMH.PA) a vu son résultat net rester stable en 2008 et, faute de visibilité pour l'année en cours, s'abstient de toute prévision pour l'exercice en cours.

"La visibilité sur l'année est très faible", a déclaré jeudi Bernard Arnault, P-DG du numéro un mondial du luxe, présentant les résultats annuels du groupe.

"Nous continuerons d'ajuster tout ce qui peut l'être, en espérant que le scenario catastrophe n'arrivera pas (...) Il faut se mettre en position de traverser la crise comme nous l'avons fait au 2e semestre (2008)", a-t-il ajouté.

Il a précisé que LVMH entendait maintenir ses investissements, ses lancements de produits et ses ouvertures de magasins, avec toutefois "des bases de coûts plus faibles".

Donnant une première indication sur l'évolution des ventes du mois de janvier, il a déclaré que le groupe avait eu "une progression de ses affaires" et que "les choses ne s'étaient pas trop mal passées".

LVMH, qui avait réitéré en octobre, sa prévision d'une croissance "sensible" de ses résultats malgré la dégradation de la conjoncture mondiale, a cette fois-ci simplement dit vouloir "accentuer son avance sur le marché mondial du luxe".

En 2008, la progression du chiffre d'affaires de LVMH a été limitée à 4% et celle de son résultat opérationnel courant à 2%, conformément aux attentes des analystes interrogés par Reuters.

Ses ventes ont totalisé 17,2 milliards d'euros, (consensus Reuters de 17.194 millions), en hausse de 7% en données comparables, marquant un net ralentissement par rapport aux 10% des neufs premiers mois et des 12% du premier semestre.

Ventes Inchangees Au t4 en Termes Organiques

Sur le seul quatrième trimestre, marqué par l'aggravation de la crise, les ventes sont ressorties à 5,2 milliards d'euros, signant une hausse de 4% en données publiées. En données comparables, le ralentissement de l'activité s'est traduit par des ventes "à peu près flat" (inchangées), a précisé Bernard Arnault en réponse à une question, alors que les analystes prévoyaient, en moyenne, des ventes en baisse de 3%.

Le résultat opérationnel courant est quant à lui ressorti à 3.628 millions sur l'année, signant une hausse limitée à 2%, comme attendu, alors qu'il était encore en progression de 7% à la fin du premier semestre.

Ce recul est largement imputable à la contre-performance des vins et spiriteux, dont le résultat opérationnel ressort quasiment inchangé sur l'année (+0,2%) après une hausse de 4% au premier semestre, à la distribution sélective, dont le résultat chute de 9% après une hausse de 5% sur six mois et au ralentissement des parfums-cosmétiques, dont le résultat se tasse (+13% après une hausse de 22%).

En outre, plombée un "brutal ralentissement" de ses marchés au 4e trimestre, la branche montres et joaillerie a vu son résultat opérationnel chuter de 16%, alors qu'il avait grimpé de 30% au cours des six premiers mois. Philippe Pascal, responsable de cette division dont les ventes ont reculé de 2% en données organiques sur l'année, a précisé que les mesures de réductions de coûts déjà mises en place seraient poursuivies.

Louis Vuitton

En revanche, le pôle mode-maroquinerie, avec Louis Vuitton, la marque phare du groupe, la plus rentable, a vu son résultat opérationnel progresser de 5%, comme au premier semestre.

LVMH s'est refusé à toute indication concernant les ventes de la marque, considérée comme la plus résistante aux phases de ralentissement par rapport aux "petites" marques comme Donna Karan ou Emilio Pucci.

Au total, la marge opérationnelle courante du groupe s'inscrit en léger repli à 21,1%, contre 21,6% en 2007.

Le résultat net part du groupe est resté stable à 2.026 millions d'euros (consensus Reuters de 2.094 millions) et, comme anticipé par la plupart des analystes, le dividende proposé est inchangé, à 1,60 euro par action.

Edité par Marc Angrand

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