LEAD 1 Carlsberg - Résultats meilleurs que prévu, bond du titre

mardi 5 août 2008 11h57
 

par Kim McLaughlin

COPENHAGUE, 5 août (Reuters) - Le brasseur danois Carlsberg a fait état mardi d'une progression, meilleure que prévu, de 68% de son bénéfice opérationnel au deuxième trimestre, à la faveur de bonnes performances en Asie et en Europe de l'Est, une annonce qui a provoqué un bond de près de 13% du titre.

Vers 10h00 GMT, l'action Carlsberg gagnait 12,76% à 428,50 couronnes danoises alors que l'indice sectoriel avançait dans le même temps 1,94%.

Le groupe, qui a racheté en début d'année le britannique Scottish & Newcastle avec le néerlandais Heineken (HEIN.AS: Cotation), a annoncé pour les trois mois à fin juin un Ebit de 3,2 milliards de couronnes danoises (431 millions d'euros) contre 1,9 milliard (pro forma) il y a un an et une prévision moyenne d'analystes interrogés par Reuters de 2,6 milliards.

"Ces résultats paraissent bons. Certains investisseurs avaient commencé à s'inquiéter sur l'évolution du marché russe. Mais ces craintes ont été apaisées par les bons chiffres en provenance de ce pays", a estimé Michael Hybholt, analyste chez Nordea.

Carlsberg a également déclaré que son bénéfice opérationnel 2008 courant devrait s'établir à environ 5,9 milliards de couronnes contre 5,3 milliards en 2007. Avec l'acquisition de Scottish & Newcastle, le bénéfice opérationnel est vu à 8,1 milliards de couronnes et le bénéfice net à 3,0 milliards.

Le rachat d'une partie de S&N a permis à Carlsberg de mettre la main sur Baltic Beverages Holding, qui connaît une forte croissance en Europe de l'Est, ainsi que sur un de ses joyaux, le premier brasseur russe Baltika.

"Même dans un contexte difficile, caractérisé par une hausse du prix des matières premières et des hésitations des consommateurs dans plusieurs parties du monde, les marchés de croissance en Europe de l'Est et en Asie sont restés vigoureux", a dit dans un communiqué le groupe basé à Copenhague.

Carlsberg a déclaré que la hausse du prix des matières premières se traduisait par une augmentation de ses coûts de distribution, tout en ajoutant qu'il allait compenser cette évolution par des hausses de prix. /BVO

(Version française Benoit Van Overstraeten)