5 août 2009 / 09:58 / il y a 8 ans

LEAD 1 Lloyds - Le titre s'envole malgré une perte nette au S1

* Perte imposable de quatre mds de livres au S1

* Créances douteuses multipliées par cinq à £13,4 mds

* La banque estime qu'il s'agit là d'un pic

* Le titre gagne plus de 10%

LONDRES, 5 août (Reuters) - Lloyds (LLOY.L) a fait état mercredi d'une perte semestrielle de quatre milliards de livres (4,7 milliards d'euros) imputable à des créances douteuses dont elle a hérité à la suite du rachat de HBOS mais a toutefois estimé que le pire était passé.

Vers 09h55 GMT, le titre de la première banque de détail britannique gagnait 10,16% à 92,83 pence alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes .SX7P prenait 1,74%.

L'année dernière à la même époque, la perte nette de Lloyds était ressortie à 2,8 milliards de livres pro forma.

Les dépréciations d'actifs ont grimpé à 13,4 milliards de livres, plus de cinq fois le total de 2,5 milliards atteint l'année dernière à la même époque. Près de 80% de ces dépréciations sont attribuées à HBOS.

Lloyds a toutefois assuré que le montant des dépréciations avait atteint un point haut dans les comptes du premier semestre de l'année, ce qui reflète, selon la banque, la très grande prudence avec laquelle elle a valorisé les actifs immobiliers touchés par la crise du crédit.

"Les dépréciations (...) devraient culminer un an ou deux après le point bas de la récession mais comme nous avons adopté une position très prudente à l'égard de notre portefeuille immobilier, nous pensons que nous avons atteint un point haut en matière de dépréciations", a dit à Reuters Eric Daniels, directeur général de Lloyds.

Il a ajouté qu'entre 70% et 80% des dépréciations allaient être inclus dans un programme de garanties d'actifs soutenu par l'Etat, destiné à limiter l'exposition de la banque aux pertes sur mauvaises créances.

La banque est encore en discussions pour finaliser les termes de ces dispositions complexes, a poursuivi Eric Daniels.

Lloyds, qui a racheté HBOS, spécialiste du crédit immobilier, en janvier dernier, est désormais détenu à 43% par l'Etat britannique après que Londres a dû voler au secours des principales banques du pays touchées par la crise du crédit.

Contrairement à ses rivales nationales, HSBC (HSBA.L), Barclays (BARC.L) ou encore Royal Bank of Scotland (RBS.L), Lloyds n'a pas d'activités de banque d'investissement lui permettant de compenser les pertes dans la banque de détail.

Lloyds a dit s'attendre à une reprise de l'économie à partir de 2010 et pense que ses performances commenceront à s'améliorer au deuxième semestre 2009.

La banque, qui a averti en mai dernier que l'année 2009 serait déficitaire, a ajouté que l'intégration de HBOS était bien parti pour générer d'ici la fin de 2011 le niveau de plus de 1,5 milliard de livres d'économies de coûts par an annoncé.

Clara Ferreira Marques, version française Nicolas Delame et Benoît Van OVerstraeten

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