FEATURE Mauboussin, joaillier atypique de la place Vendôme

mardi 5 mai 2009 14h01
 

par Pascale Denis

PARIS, 5 mai (Reuters) - Dans l'univers feutré des joailliers de la place Vendôme, Mauboussin fait figure d'enfant terrible qui n'a pas craint de briser les tabous du secteur du luxe pour imposer sa marque.

La société, rachetée à la famille Mauboussin en 2002 par le financier suisse Dominique Frémont, a rompu avec les codes de l'industrie en proposant des bijoux à des prix plus accessibles que ceux de ses confrères de la "Place" et en lançant des campagnes de communication iconoclastes.

Après avoir décidé, en 2004, d'afficher systématiquement le prix de ses bijoux, Mauboussin s'est offert une campagne télévisée fin 2007, avant de choisir le métro parisien, en 2008, supports alors impensables pour un joaillier de cette catégorie.

"Nous sommes différents. Je ne suis pas la pensée dominante et je crois qu'un certain nombre de codes ne sont plus en cohérence avec l'évolution de la société", a confié à Reuters Alain Nemarq, président de Mauboussin, lors d'une interview.

"Le produit de luxe se différencie par sa création et son émotion. Le schéma du bijou comme trophée social acquis par les hommes pour leurs femmes est totalement révolu. Les achats sont de plus en plus effectués par les femmes", ajoute-t-il.

Il s'apprête à franchir un nouveau pas, début mai, avec une campagne télévisée qui dévoilera elle aussi les prix des bijoux.

Aux dires d'Alain Nemarq, la taille "très modeste" de Mauboussin l'a protégée de l'aninosité de ses confrères, car "elle ne change pas la donne du marché". "Notre innovation commerciale et créative nous permet d'exister", ajoute-t-il.

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