Prime à la casse-Devedjian évoque une sortie progressive en 2010

vendredi 4 septembre 2009 09h44
 

PARIS, 4 septembre (Reuters) - Le ministre de la Relance, Patrick Devedjian envisage une fin progressive, en deux étapes, de la prime à la casse en 2010.

"Ce qui est envisagé, c'est une prime dégressive avec deux paliers, l'un au 1er janvier 2010, l'autre au 1er juillet", a-t-il indiqué dans une interview publiée vendredi dans Le Figaro.

La prime de 1.000 euros sur les voitures de plus 10 ans octroyée pour l'achat d'une automobile neuve disparaîtrait donc fin 2010 "pour laisser place au seul bonus écologique" instauré fin 2007 dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Le Figaro ajoute que dans l'entourage du ministre, on évoque un premier palier "de l'ordre de 700 à 800 euros au 1er janvier et un deuxième de 300 à 400 euros au 1er juillet."

Christine Lagarde, ministre de l'Économie, avait évoqué de son côté mardi dans un entretien à Reuters un maintien de la prime, qui a soutenu le marché automobile français face à l'une des pires crises qu'ait connues le secteur, jusque dans le courant de 2011. "Nous envisageons deux années fiscales pour le moment: 2010, 2011, en plus de 2009", avait-elle déclaré.

Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a indiqué quant à lui fin août que le gouvernement hésitait entre deux pistes: une disparition progressive de la prime et son évolution sur le modèle du bonus-malus pour encourager les automobilistes, non seulement à changer de voiture, mais aussi à acheter un véhicule propre et innovant.

La prime à la casse de 1.000 euros, instaurée en décembre 2008 et prévue initialement pour durer jusqu'à la fin de l'année, avait contribué au 3 septembre à l'achat de 338.000 véhicules en France, selon Patrick Devejian.

Sous sa forme actuelle, la prime est octroyée dès l'achat d'une voiture émettant moins de 160 grammes de CO2 au kilomètre. En cas d'acquisition d'un modèle émettant moins de 130 grammes, elle vient s'ajouter au bonus écologique, qui va de 200 à 1.000 euros - 5.000 euros pour une voiture électrique.

(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)