LEAD 1-St-Gobain craint que la crise financière n'entraîne un ralentissement

mercredi 12 octobre 2011 15h47
 

* De Chalendar "de plus en plus préoccupé" par le risque d'un ralentissement

* Appel aux politiques pour qu'ils redonnent confiance aux marchés financiers

* St-Gobain dans une situation très différente de l'automne 2008 (Actualisé avec précisions et citations)

PARIS, 12 OCTOBRE - Le PDG du géant des matériaux de construction Saint-Gobain s'est déclaré mercredi de plus en plus préoccupé par le risque d'un ralentissement économique et a appelé les responsables politiques occidentaux à mettre un terme rapide à la crise financière actuelle.

Les propos du numéro un mondial de la production, transformation et distribution des matériaux de construction constituent généralement un bon baromètre des perspectives d'activité dans l'habitat résidentiel et industriel ou dans l'automobile, puisque le groupe est également présent dans le vitrage.

"La reprise avait à peine commencé, il n'y avait donc absolument aucune raison pour que l'économie réelle souffre et connaisse un ralentissement", a déclaré Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, au cours de la 45e conférence annuelle de la World Steel Association sur l'acier."Et si ce ralentissement a lieu, et je suis de plus en plus préoccupé, c'est à cause de cette crise de la dette souveraine et de cette crise politique."

Le PDG de St-Gobain estime qu'il y a urgence à agir au niveau politique pour que l'actuelle crise de confiance soit endiguée.

"Les perspectives à court terme sont un peu inquiétantes, malgré le fait qu'il n'y ait aucune raison de s'inquiéter. Il est donc urgent que les gouvernements ressuscitent la confiance sur le marché financier", a ajouté Pierre-André de Chalendar. "Il n'y a pas encore de dégâts (...) mais plus ils attendent, plus les dégâts seront d'ampleur."

La crise de 2008-2009 avait contraint Saint-Gobain à augmenter son capital et à réduire ses coûts pour renforcer sa structure financière.

Pierre-André de Chalendar a précisé mercredi que le groupe ne se trouvait pas du tout aujourd'hui dans la même situation qu'à l'automne 2008. (Gilles Guillaume, édité par Gwénaëlle Barzic)