LEAD 1-Air France-KLM réduit sa croissance sur le long-courrier pour l'hiver

jeudi 29 septembre 2011 15h09
 

* Croissance des capacités du groupe de 3,4% en sièges/km offerts (SKO

* Confirme limiter à 2,6% la hausse de ses capacités sur le long-courrier

* Cherche à éviter les surcapacités qui avaient pesé l'hiver dernier

* La compagnie Air France augmente ses capacités de 1,6% seulement sur l'Amérique du Nord

PARIS, 29 septembre (Reuters) - Air France-KLM a confirmé jeudi une nette réduction de la croissance de ses capacités pour ses vols long-courriers cet hiver face au ralentissement de l'économie et à un prix du pétrole toujours élevé, afin d'éviter les surcapacités qui avaient pesé sur ses résultats au cours de l'hiver 2010-2011 et de réduire ses coûts.

Le groupe franco-néerlandais précise dans un communiqué proposer une offre en hausse de 3,4% en sièges/km offerts (SKO) pour la saison d'hiver 2011-2012 (fin octobre-fin mars) en rythme annuel, avec une croissance limitée à 2,6% pour le long-courrier.

La compagnie Air France propose sur ce segment une offre en très faible hausse (+1,6%) en Amérique du Nord, la zone la plus impactée par les surcapacités l'hiver dernier.

Le groupe Air France-KLM avait annoncé fin juillet son intention de ramener la croissance de ses capacités long-courriers de 5,1% à 2,7% pour l'hiver 2011-2012, soit une baisse de 2,4 points. (voir [IDn:nLDE76Q1KE])

Sur le moyen-courrier, la hausse du trafic d'Air France-KLM ressort à 6,2%, notamment en raison de la mise en place des "bases de province" d'Air France, en commençant dès le 2 octobre par des vols au départ de Marseille, un projet qui devrait lui permettre de réduire ses coûts opérationnels d'environ 15%.

Air France-KLM avait annoncé début septembre qu'il envisageait de prendre des mesures cette année ainsi qu'en 2012 pour réduire ses coûts et améliorer sa compétitivité face à ses concurrents européens.

Lors de la saison d'hiver 2010-2011, Air France-KLM avait augmenté ses capacités globales de manière similaire en rythme annuel (+3,3%), mais avec une hausse beaucoup plus sensible sur le long-courrier (+4,1%) que sur le moyen-courrier (+0,5%). (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez)