3 novembre 2009 / 18:25 / il y a 8 ans

LEAD 1 Banque - Noyer prudent sur les risques liés aux crédits

* Les résultats des banques françaises seront convenables, selon Noyer

* Le secteur bancaire sera "profitable", selon le gouverneur de la Banque de France

PARIS, 3 novembre (Reuters) - Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a dit mardi s'attendre à des résultats convenables pour les banques françaises dans les prochains trimestres mais s'est montré prudent sur les risques liés aux mauvaises créances en raison de la crise économiques.

"Nous prévoyons aujourd'hui des résultats tout à fait convenables pour les trimestres qui viennent", a-t-il déclaré au sujet des banques françaises lors d'une audition devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

Interrogé sur la solidité des établissements bancaires français, qui ont commencé à rembourser les aides de l'Etat depuis le début de l'automne, il a indiqué qu'il n'y avait pas de raisons "a priori" de penser que le secteur ne serait pas "profitable".

S'il a estimé que les banques françaises avaient fait le nécessaire sur leurs actifs financiers dits toxiques, le gouverneur de la Banque de France a toutefois souligné que les mauvaises créances bancaires restaient une menace pour les établissements bancaires.

"La réalité qui est devant nous aujourd'hui, et malheureusement peut-être pour encore quelque temps, c'est le risque qui augmente sur les crédits bancaires classiques", a-t-il ainsi déclaré en raison des risques de défaillances des entreprises et des ménages du fait de la crise économique.

Prié de dire si les banques allaient encore faire face à des dépréciations sur leurs actifs toxiques, il a répondu: "Pour l'essentiel, ce qui devait être fait a été fait et aujourd'hui les évolutions de marché tendent plutôt à être positives que négatives".

Commentant les réflexions en cours sur un renforcement de la réglementation bancaire, Christian Noyer a rejeté l'idée d'exiger des banques des niveaux de fonds propres toujours plus élevés.

"Je voudrais mettre en garde contre des idées, trop simplistes à mon goût, qui peuvent apparaître ici ou là. Par exemple, l'idée qu'il suffirait d'augmenter considérablement les exigences en capital pour régler tous les problèmes", a-t-il insisté.

A ses yeux, les exigences de fonds propres ne sont qu'un des outils à disposition de la surveillance des banques.

Matthieu Protard, édité par Cyril Altmeyer

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