29 avril 2008 / 06:27 / il y a 9 ans

LEAD 3 Publicis - Croissance organique meilleure que prévu au T1

(Actualisé avec des précisions sur l'obligation convertible)

par Cyril Altmeyer

PARIS, 29 avril (Reuters) - Publicis (PUBP.PA) a annoncé mardi une croissance organique de 5,4% au premier trimestre - supérieure aux attentes - et s'est montré confiant pour son activité au deuxième trimestre ainsi que prudemment optimiste pour l'ensemble 2008.

Le quatrième groupe publicitaire mondial, qui table toujours sur une amélioration de sa croissance organique en 2008 comparée aux 3,1% de 20007, estime notamment que son activité santé, qui pèse encore sur ses performances, devrait retrouver un "rythme positif" de croissance d'ici à la fin de l'année.

L'action prend 3,86% à 26,11 euros vers 11h10, après avoir atteint 26,50 euros, son plus haut depuis le début de l'année, surperformant l'indice des médias .SXMP en baisse de 0,1%.

"Publicis a réalisé un trimestre solide sans être révolutionnaire, aidé par une base comparaison facile. Au deuxième trimestre, ce devrait être le cas également, ce qui va les aider à court terme", a déclaré Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paribas, qui est à "neutre" sur le titre.

"Les attentes étaient probablement assez basses comparé aux annonces récentes sur l'impact de la santé. A moyen terme, ils ne sont pas non plus à l'abri d'un ralentissement", a-t-il ajouté.

Marice Lévy, président du directoire, a déclaré lors d'une conférence téléphonique que le groupe anticipait au deuxième trimestre une croissance organique supérieure à celle de 0,5% enregistrée au deuxième trimestre 2007.

"Pour l'instant les choses se présentent bien, les informations que nous avons à ce stade sont bonnes", a-t-il déclaré, mentionnant une "tonalité positive".

Publicis a enregistré un revenu en hausse de 0,2% à 1.061 millions d'euros, avec des gains de nouveaux budgets de 1,9 milliard de dollars contre 2,5 milliards au premier trimestre 2008.

La croissance organique reste tirée par les pays émergents (14,3% en Afrique et Moyen-Orient et 11,9% en Asie-Pacifique), à comparer à des rythmes de 3,2% en Europe et 5,3% en Amérique du Nord.

Mais la "sensible amélioration" de l'activité en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne contraste avec le diagnostic de WPP (WPP.L), le n°2 mondial, qui a mentionné un ralentissement en Europe occidentale en mars. Le n°2 mondial a enregistré une croissance organique de près de 5% au premier trimestre, dans le bas de ses prévisions, alors qu'Havas EURC.PA, n°6 mondial, a dépassé les attentes avec un rythme de 7,4%.

Pour l'ensemble de l'année, Maurice Lévy s'est montré prudemment optimisme. "Je suis confiant et en même temps lucide. Je vois bien que nous sommes dans une période économique qui conduit à une certaine prudence. Il y a beaucoup de signes très positifs", a-t-il déclaré.

Le marché publicitaire mondial devrait être soutenu en 2008 par l'Euro de football, l'élection présidentielle américaine et les Jeux olympiques de Pékin, selon les analystes.

Maurice Lévy a dit n'avoir recensé aucun impact des incidents qui ont émaillé le périple de la flamme olympique à travers le monde. "En Chine, pas un seul de nos clients n'a changé ses plans", a-t-il dit.

PAS D'ACQUISITION IMPORTANTE EN VUE

Maurice Lévy a dit anticiper pour Publicis une croissance solide dans les médias et les pays émergents et très forte dans le numérique, espérant au final figurer "parmi les meilleurs élèves de la classe".

Publicis a précisé que le numérique avait représenté 18,4% de son revenu sur le trimestre - à comparer un objectif de 25% d'ici 2010. L'agence Digitas, acquise en 2007, a réalisé à elle seule une croissance de 23% sur le trimestre.

Les marchés émergents ont assuré 21,6% du revenu sur le trimestre, avec une croissance organique moyenne de 21,4% pour la Chine, la Russie et l'Inde.

Maurice Lévy a précisé que Publicis continuait à envisager de petites acquisitions dans le numérique, services marketing, relations publiques et pays émergents, mais qu'aucune opération d'envergure n'était en vue.

"Nous n'avons aucune négociation d'aucune nature avec des groupes importants", a-t-il déclaré.

Publicis compte ainsi utiliser sa trésorerie pour rembourser son emprunt convertible de 672 millions d'euros qui arrive à échéance le 18 juillet. L'obligation convertible a un prix d'exercice de 29 euros.

"Si nous sommes au-dessus de ce prix, nous n'aurons pas d'autre choix que de laisser les porteurs convertir l'obligation (en actions Publicis). Si nous sommes en deçà, nous aurons un remboursement en cash", a expliqué Maurice Lévy.

Il a ajouté qu'un remboursement en cash serait positif pourles actionnaires puisqu'il empêcherait une dilution de l'action et renforcerait donc le bénéfice par action du groupe. /CA

Avec la contribution de Dominique Vidalon

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