LEAD 1 Electrolux - Perte au T1, prévisions prudentes pour 2008

lundi 28 avril 2008 11h22
 

STOCKHOLM, 28 avril (Reuters) - Le groupe suédois d'électroménager Electrolux (ELUXb.ST: Cotation) a publié lundi une perte trimestrielle inférieure aux attentes mais il a dit s'attendre pour l'ensemble de l'année à un bénéfice situé dans le bas de sa fourchette initiale de prévisions.

Au premier trimestre, le numéro deux mondial du secteur, derrière l'américain Whirlpool (WHR.N: Cotation), a subi une perte avant intérêts et impôts de 39 millions de couronnes suédoises (4,16 millions d'euros environ), hors éléments exceptionnels, alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 64 millions de couronnes.

Entamées selon lui par le fort recul de la demande américaine et par la morosité du marché européen, les ventes d'Electrolux ont reculé à 24,2 milliards de couronnes contre 24,9 milliards de couronnes un an auparavant mais dépassent les 23,8 milliards de couronnes anticipées par le marché.

À 08h48 GMT, l'action reculait de 0,8% à la Bourse de Stockholm sous performant l'indice des principales valeurs suédoises .OMXS30 qui avançait de 0,57%.

Le fabricant nordique, qui possède entre autres les marques AEG, Zanussi et Frigidaire, avait dégagé un bénéfice de 757 millions de couronnes un an auparavant.

"Depuis que nous avons publié nos prévisions en février, on m'a souvent demandé d'expliciter "en ligne" et ma réponse a été que "en ligne" signifie une variation d'un chiffre, en plus ou en moins", commente Hans Strasberg, P-DG du groupe, qui évoque des incertitudes pesant sur l'avenir.

"Vu l'évolution actuelle du marché, j'anticipe un résultat d'exploitation pour 2008 dans le bas de cette fourchette."

"La demande pour nos produits a été inférieure à ce que nous attendions et le retournement du marché en Europe et aux Etats-Unis affecte négativement nos résultats."

Depuis cinq ans, Electrolux se débat pour réduire ses coûts et délocaliser sa production vers des pays où la production est moins chère qu'en Europe de l'Ouest ou en Amérique du Nord afin d'atténuer ses concurrents spécialisés dans la production à bas coûts et les effets de la hausse du prix des matières premières.   Suite...