Nexter - Recul du CA 2007 avec la fin des livraisons du Leclerc

mercredi 27 février 2008 18h09
 

PARIS, 27 février (Reuters) - Le chiffre d'affaires du groupe d'armement terrestre Nexter (ex-Giat Industries) a reculé de 18% l'an dernier à 587 millions d'euros en raison de la baisse des livraisons du char Leclerc.

"Ceci était prévu et s'explique par l'achèvement des livraisons de chars Leclerc à l'Armée de terre française", a souligné dans un communiqué le groupe public, qui précise que seulement 14 blindés ont été livrés l'an dernier contre 47 en 2006.

Ce creux d'activité devrait se combler progressivement en 2009, après le démarrage au second semestre 2008 des livraisons du blindé léger VBCI et du système d'artillerie Caesar.

La Délégation générale pour l'armement (DGA) a annoncé en octobre dernier une commande supplémentaire de 117 VBCI (véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI), qui fait suite à une première commande de 65 véhicules dont les 41 premiers exemplaires seront livrés à l'armée de Terre au second semestre 2008.

Les prises de commandes du groupe ont de leur côté reculé de 36,5% à 495 millions, en l'absence de commande export de grande ampleur, alors que 2006 avait enregistré un contrat de 76 Caesar pour le Moyen-Orient. Le carnet de commandes s'élève à 1.825 millions, soit environ trois années d'activité.

Le résultat opérationnel courant (hors éléments non récurrents) du groupe progresse de son côté légèrement (44 millions contre 42 millions en 2006) ce qui se solde, compte tenu de la contraction du chiffre d'affaires, par une forte amélioration de la marge opérationnelle courante (7,4% contre 5,8% en 2006).

Le résultat net consolidé du groupe atteint 151,1 millions Il (contre 78 millions un an plus tôt), mais il intègre une forte composante non récurrente, avec 17,4 millions de crédit impôt-recherche et 58 millions d'impôts différés.

Cette amélioration des résultats a conduit le syndicat CFDT du groupe à demander le versement d'une prime exceptionnelle à tous les salariés, après plusieurs années de restructuration difficiles. /JMB

(Jean-Michel Bélot)