27 février 2008 / 06:41 / il y a 9 ans

LEAD 3 PPR améliore ses résultats 2007, encore tirés par le luxe

 par Pascale Denis
 PARIS, 27 février (Reuters) - PPR (PRTP.PA) a publié mercredi des résultats 2007 en forte progression, une nouvelle fois tirés par le luxe, et a dit ne pas anticiper, pour 2008, de rupture par rapport aux tendances observées à la fin de l'exercice passé malgré un environnement économique dégradé.
 "Nos budgets (pour le luxe) sont construits dans une perspective d'environnement économiquement compliqué mais sans rupture véritable", a déclaré Jean-François Palus, directeur général délégué en charge des finances, lors d'une conférence téléphonique.
 Pour la distribution, il a également estimé ne pas observer de rupture dans les tendances observées début 2008 par rapport à la fin 2007, "même si globalement l'environnement est plus difficile".
 Au dernier trimestre 2007, les ventes de PPR à données comparables avaient augmenté de 6,4% au total et de 14% pour le seul pôle luxe.
 Le groupe de distribution et de luxe a vu son résultat opérationnel courant grimper de 33% en 2007 à 1.696 millions d'euros, s'inscrivant légèrement au-dessus du consensus Reuters Estimates (1.681 millions), pour une rentabilité opérationnelle de 8,6% du chiffre d'affaires, en progression de 1,1 point.
 Sans tenir compte de la contribution de l'équipementier sportif allemand Puma, dont PPR a acquis l'an passé 63,6% du capital, le résultat opérationnel courant s'inscrit en hausse de 14% et la rentabilité opérationnelle à 8,1%.
 Ces résultats ont été bien accueillis par le marché, le titre PPR avançant de 1,6% à 97,01 euros vers 12h55 à la Bourse de Paris, alors que le CAC perd 0,5% et que l'indice européen .SXQP du luxe cède 0,6%.
  
 LE LUXE ET CFAO TOUJOURS MOTEURS
 Le pôle luxe a une nouvelle fois connu la plus forte progression (+29%) de ses performances. A 731 millions d'euros, il a amélioré de 3,0 points son taux de marge, à 18,9%, dopé notamment par le maroquinier italien Bottega Veneta, qui a enregistré un bond de 69% de son résultat opérationnel et un taux de marge de 25,2%, tandis que la progression a été plus modeste (+5,7%) à 646,9 millions d'euros pour la seule marque Gucci.
 Commentant les résultats du groupe devant la presse et les analystes, le présient-directeur général, François-Henri Pinault, a jugé toujours "réalistes" les prévisions de croissance de 7% du marché mondial du luxe et ses anticipations de "faire mieux que le marché".
 "Le marché du luxe est un marché de l'offre. La dépendance d'une marque est très directement liée à son programme d'ouverture et (...) toutes nos marques ont des plans ambitieux dans ce domaine. Notre corrélation au marché n'est pas un sujet pour nous", a-t-il précisé. Plus de détails, cliquer sur [ID:nL27255154]
 CFAO, l'activité de distribution automobile et pharmaceutique du groupe en Afrique, a augmenté quant à elle son résultat opérationnel de 27% à 232 millions d'euros, pour un taux de marge en hausse d'un point.
 La contribution de Puma a atteint 236 millions d'euros, pour un résultat opérationnel de 371 millions d'euros en proforma sur 12 mois et un taux de rentabilité de 15,7%. 
 Dans la distribution, la Fnac a vu sa rentabilité très légèrement monter (+0,2 point à 4,3%), avec un résultat opérationnel en progression de 15% à 199 millions d'euros.
  
 CONTRE-PERFORMANCES DE REDCATS ET CONFORAMA
 Ces progressions ont permis de compenser les contre-performances de Redcats (vente à distance) et de Conforama. Redcats a ainsi vu son résultat opérationnel reculer de 16% avec une marge en repli de 6% à 5%, tandis que la chaîne de mobilier et d'aménagement, affectée par les pertes de sa filiale italienne, a elle aussi réalisé un résultat en baisse (-8,7%) pour un taux de marge en repli de 0,5 point à 5,1%.
 Interrogé sur l'éventualité d'une cession de ces deux entités, le PDG de PPR a une nouvelle fois affiché sa volonté de les conserver au sein du groupe.
 "Redcats et Conforama ne sont pas et ne seront pas à vendre", a-t-il dit. Evoquant des difficultés "conjoncturelles", il a écarté toute modification de la structure du groupe (et ses deux pôles, luxe et distribution), qu'il juge "très pertinente".
 Il a également dit croire à un potentiel de développement à long terme "très important" pour les marchés sous-jacents de Redcats (ventes par internet) et de Conforama (marché du meuble en Europe de l'ouest). 
 "Nous allons continuer nos efforts pour en récolter les fruits dans les années qui viennent", a-t-il ajouté.
 François-Henri Pinault a réaffirmé que le groupe PPR n'avait pas besoin d'acquisitions pour nourrir sa croissance, tout en reconnaissant qu'elles permettaient "d'accélerer sa stratégie". Il s'est une nouvelle fois dit interessé par une éventuelle acquisition dans l'horlogerie, un secteur où le groupe est encore peu présent.
 Le résultat net global est ressorti à 922 millions d'euros, en hausse de 35% et celui des activités poursuivies en progression de 50,5% à 1.058 millions d'euros. Hors éléments exceptionnels, le résultat net, part du groupe, des activités poursuivies s'est élevé à 904 millions d'euros, en hausse de 27%.
 Le cash flow libre opérationnel a progressé de 32% à 1.394 millions d'euros.
 Le dividende proposé sera de 3,45 euros, en progression de 15%. /PD
 Pour consulter le tableau des résultats, cliquer [ID:nPAT008763]
 (Pascale Denis)  

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