Panasonic pourrait afficher une perte annuelle nette de E3 mds

lundi 2 février 2009 08h04
 

TOKYO, 2 février (Reuters) - Panasonic (6752.T: Cotation) devrait accuser une perte annuelle nette équivalente à 3 milliards d'euros, son premier déficit en six ans, en raison de coûts de restructuration destinés à faire face à la baisse de la demande, apprend-on lundi de source proche du dossier.

La source interrogée par Reuters, qui a requis l'anonymat, a confirmé une information du quotidien Yomiuri selon laquelle le groupe japonais d'électronique grand public accuserait une perte de 350 milliards de yens pour l'exercice en cours clos fin mars.

En Bourse, Panasonic, l'ex-Matsushita Electric industriel, a fini en repli de 3,09% à 1.065 yens, soit deux fois plus que l'indice Nikkei .N225.

En novembre, Panasonic avait prédit un bénéfice net de 30 milliards de yens, une estimation qui était une révision en baisse de sa précédente projection d'un résultat de 310 milliards de yens.

Au cours de l'exercice 2007-2008, clos en mars dernier, le groupe a réalisé un résultat net de 282 milliards de yens.

Dans un communiqué, Panasonic, indique qu'il publiera ses résultats du troisième trimestre le 4 février et qu'à cette occasion, il y aura, ou pas, une révision de sa prévision de résultat annuel.

Selon le quotidien Nikkei, le bénéfice d'exploitation de Panasonic devrait plonger de 90% pour l'exercice 2008-2009 clos fin mars, à 70 milliards de yens. La prévision de Panasonic est de 340 milliards de yens, ce qui constitue déjà un recul de 35% sur l'exercice précédent.

L'arrivée dans le rouge de Panasonic fait suite aux mises en garde Sony (6758.T: Cotation) [ID:nLT5010], Hitachi (6501.T: Cotation) [ID:nLU202675] et autre grands groupes japonais d'électronique touchés à la fois par la récession et le yen fort, ce qui minimise leurs profits réalisés à l'étranger une fois convertis en yens dans leurs comptes.

Nobuo Kurahashi, analyste chez Mizuho Investors Securities, estime que des coûts de restructuration ne seront pas nécessairement mauvais. "Si la société agit rapidement quand d'autres affichent de grosses pertes, ce n'est pas une mauvaise nouvelle", estime-t-il.

(Kentaro Hamada, version française Danielle Rouquié)