LEAD 1 USA-Recul attendu de 10,2% des bénéfices du S&P-500 au T2

mardi 24 juin 2008 21h07
 

NEW YORK, 24 juin (Reuters) - Les perspectives de résultats financiers des entreprises américaines se dégradent rapidement et les bénéfices des sociétés composant l'indice Standard & Poor's 500 .SPX pourraient accuser au deuxième trimestre un recul de plus de 10% par rapport à l'an dernier, montre mardi une étude de Thomson Reuters.

La baisse des profits devrait atteindre 10,2% selon le dernier consensus, contre 9,6% sur la base des estimations disponibles lundi.

Fin mai, les analystes financiers anticipaient un repli limité à 7,3%.

Cette dégradation des perspective est imputable à la flambée des prix de l'essence et au ralentissement de l'économie, qui ont affecté les prévisions de sociétés vis-à-vis desquelles les consommateurs peuvent différer leurs achats dans le temps, comme le constructeur automobile General Motors (GM.N: Cotation) ou la chaîne de magasins d'électronique Circuit City Stores (CC.N: Cotation).

Parmi les victimes les plus récentes, le géant de la messagerie express UPS (UPS.N: Cotation) a de surcroît revu à la baisse ses prévisions pour le deuxième trimestre, lundi soir, une semaine après l'annonce par son grand concurrent FedEx (FDX.N: Cotation) d'une perte trimestrielle accompagnée de prévisions peu encourageantes pour l'exercice à venir.

Les deux groupes sont considérés comme des baromètres fiables de l'évolution de la conjoncture aux Etats-Unis en raison de l'importance des volumes qu'ils transportent et de la variété de leur clientèle.

La crise du crédit provoquée par la multiplication des défauts sur les prêts immobiliers à risque "subprimes" continue pour sa part de nourrir une défiance vis-à-vis des financières. Le secteur est à la recherche d'autre moyens de dégager des revenus, maintenant qu'il ne peut plus compter sur plusieurs de ses segments d'activités les plus rentables jusqu'à la crise immobilière américaine.

Aux États-unis, les valeurs du compartiment sont depuis peu victimes d'un fort mouvement de ventes, la banque Goldman Sachs ayant abaissé sa recommandation sur le secteur à "sous-pondérer". /MA/GG

(Desk Wall Street, version française Marc Angrand)