Renault pourrait supprimer 6.000 emplois, selon la CGT

jeudi 24 juillet 2008 12h55
 

 PARIS, 24 juillet (Reuters) - Les nouvelles mesures de
réductions de coûts annoncées jeudi par Renault (RENA.PA: Cotation)
pourraient se traduire par 6.000 suppressions d'emplois, dont un
millier à l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), estime la CGT
du groupe automobile français.
 A l'occasion de la publication de ses résultats semestriels,
le constructeur a annoncé un plan de réduction de 10% de ses
coûts de structure et un plan de départs volontaires,
essentiellement en Europe, dont les modalités précises seront
annoncées à la rentrée.
 Selon la CGT, 5.000 emplois pourraient être supprimés dans
les structures du groupe et 1.000 à Sandouville, où la
production est au ralenti en raison notamment des ventes
décevantes de la nouvelle Laguna.
 Lors de la présentation des comptes du premier semestre,
marqués par un bénéfice net en hausse de 36,7% à 1.467 millions
d'euros, le directeur financier du groupe, Thierry Moulonguet, a
jugé "raisonnable" le chiffre de 5.000 suppressions d'emplois.
Il a toutefois ajouté que le groupe devait engager des
négocations avec les partenaires sociaux avant de chiffrer
précisément le plan social.
 Ce nouveau plan d'économie doit permettre au groupe dirigé
par Carlos Ghosn d'économiser 350 millions d'euros en 2009 et
500 millions l'année suivante. /JMB
 (Jean-Michel Bélot, édité par )