February 22, 2008 / 11:16 AM / in 9 years

LEAD 1 Lloyds TSB - Bénéfice et dépréciations en hausse en 2007

4 MINUTES DE LECTURE

LONDRES, 22 février (Reuters) - La banque britannique Lloyds TSB (LLOY.L) a révisé en hausse vendredi à 280 millions de livres (371,2 millions d'euros) ses dépréciations sur son exposition à des actifs à risque pour 2007, mais elle est parvenue à absorber leur impact puisqu'elle a aussi fait état d'une hausse de 6% de son bénéfice courant annuel et relevé son dividende.

Resultats

La cinquième banque britannique et leader du marché en Grande-Bretagne par le nombre de comptes courant, a publié un bénéfice annuel avant impôt et volatilité de 3,92 milliards de livres (5,2 milliards d'euros) contre 3,71 milliards de livres en 2006.

Son produit net bancaire a augmenté de 5%, alors que ses coûts n'ont progressé que de 1%.

Le principal métier du groupe, la banque de détail en Grande-Bretagne, a affiché quant à elle un bénéfice en croissance de 17% à 1,81 milliard de livres, grâce notamment à l'ouverture de plus d'un million de nouveaux comptes sur la période.

Bourse

Vers 10h30 GMT, l'action progresse de 4,06% à 454,5 pence après avoir atteint un plus haut de 465. A son pic du jour, Lloyds a supplanté HBOS HBOS.L à la quatrième place des banques britanniques par la capitalisation boursière.

Depreciations

Lloyds TSB avait auparavant estimé à 201 millions de livres les dépréciations liées à l'impact de la perte de valeur de certains de ses actifs dans le sillage de la crise des crédits immobiliers à risque aux États-Unis.

Bien qu'elle soit révisée en hausse de plus d'un tiers, la provision est jugée modeste par les analystes au vu des dépréciations inscrites par nombre de grandes banques plus exposées à des produits financiers complexes ayant des ramifications avec les subprimes. Le montant des dépréciations a été augmenté pour tenir compte essentiellement de la baisse de la valeur du portefeuille de trading de la banque dans sa division marchés corporate, pour laquelle le bénéfice a été amputé de 144 millions de livres par les turbulences des marchés de crédit, et non plus de 90 millions comme Lloyds l'avait estimé en décembre.

Lloyds a déprécié de 114 millions ses CDO et de 22 millions la valeur de l'encours des titres émis par les SIV.

Sur l'année, la perte pour dépréciation a augmenté de 15% à 1,8 milliard de livres, mais les créances douteuses dans la banque de détail en Grande-Bretagne ont dans l'intervalle baissé de 1% à 1,22 milliard.

Dividende

La banque a relevé de 5% son dividende final pour porter le paiement de l'ensemble de l'exercice à 35,9 pence, soit une hausse d'également 5% sur 2006. La banque a ajouté s'attendre à ce que son dividende continue de croître avec le temps.

La Lloyds a révisé en hausse son dividende intermédiaire pour la première fois en cinq ans. Le directeur général Eric Daniels a déclaré qu'il n'hésiterait pas à le relever de nouveau.

Reactions D'analystes

"Ils produisent une croissance sans faire de plan sur la comète, et c'est plutôt une bonne chose dans la situation actuelle du marché" - Mike Trippitt (Oriel Securities).

"La banque, autrefois considérée seulement comme un établissement à faible croissance, démontre maintenant quels sont les bénéfices qu'on peut tirer d'un business model prudent comme le sien" - Alex Potter (Collins Stewart). /GG

Steve Slater, version française Gilles Guillaume

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