LEAD 1 L'assureur ING - Les dépréciations moins fortes que prévu

mercredi 20 février 2008 12h25
 

par Reed Stevenson

LONDRES, 20 février (Reuters) - Le groupe néerlandais de services financiers ING ING.AS a annoncé mercredi avoir inscrit une charge de 194 millions d'euros pour dépréciations au quatrième trimestre, inférieure aux prévisions, ce qui a rassuré la Bourse.

BOURSE. A la mi-journée, ING gagnait 2,44% à 22,29 euros alors que l'indice sectoriel de l'assurance reculait de 0,1%.

RESULTATS. Le bénéfice net du trimestre a grimpé de 7,6% au quatrième trimestre à 2,48 milliards d'euros, ou 1,18 euro par action, contre 2,34 milliards ou 1,12 euro attendu par le marché.

Pour 2007, le groupe de bancassurance affiche une bénéfice net en hausse de 20% à 9,24 milliards d'euros, ou 4,32 euros par action. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice net annuel de 8,71 milliards d'euros ou 3,96 euros par action.

La charge de 194 millions d'euros pour dépréciation a été largement compensée par une plus-value de 1,03 milliard d'euros réalisée lors de la cession de la participation d'ING dans la banque néerlandaise ABN Amro AAH.AS, acquise par un consortium constitué de Royal Bank of Scotland (RBS.L: Cotation), Santander (SAN.MC: Cotation) et Fortis FOR.AS FOR.BR. ING avait également enregistré une plus-value sur ABN et d'autres cessions d'actifs au troisième trimestre.

CHARGE. Au lieu d'une charge de 194 millions, les analystes interrogés par Reuters attendaient une dépréciation comprise entre 200 millions et un milliard d'euros sur les investissements les plus risqués, c'est-à-dire sur les RMBS adossés à des crédits subprime, sur les prêts dits "Alt-A", accordés aux emprunteurs un peu plus solvables que les emprunteurs subprime, et sur les CDO (collateralised debt obligations).

COMPARAISON. Cette dépréciation est inférieure par exemple à celle du Crédit suisse CSGN.VX, qui a passé une charge de 2,85 milliards de dollars et à celle de la banque britannique HSBC (HSBA.L: Cotation) dont les comptes ont été ponctionnés par une charge de 800 millions de dollars l'an dernier.

Les banques américaines ont déprécié des quantités plus grandes encore à cause de la crise du crédit.   Suite...