Peut-être une nouvelle voie pour se passer du Glivec - Etude

vendredi 20 juin 2008 13h00
 

CHICAGO, 20 juin (Reuters) - Les patients atteints de leucémie myéloïde chronique (CML) pourraient, grâce à un modèle mathématique, s'abstenir dorénavant de prendre le Glivec de Novartis NOVN.VX à vie et éviter ainsi une résistance au médicament.

Ce modèle pourrait indiquer aux scientifiques à quel moment le système immunitaire des patients, stimulé par la prise du Glivec, pourrait profiter d'une injection de sang propre pour combattre les cellules cancéreuses par ses propres moyens.

"Nous espérons vraiment que ceci permettra à terme aux patients de renoncer complètement au Glivec", explique Peter Lee de l'Université de médecine de Stanford, spécialiste de la leucémie et l'un des auteurs de l'étude.

Le médicament de Novartis, qui a représenté un chiffre d'affaires de 3,1 milliards de dollars en 2007, a révolutionné la thérapie de la CML depuis son introduction en 2001, faisant grimper le taux de survie à 95% contre 50% auparavant. Toutefois, les patients doivent prendre le Glivec à vie et certains pourraient développer une résistance.

"L'idée derrière la nouvelle approche est de faire prendre le relais au système immunitaire du corps pour lutter contre le cancer", précise Doron Levy, mathématicien à l'Université de Maryland, dont l'étude a été publiée dans le Public Library Journal of Science Computational Biology.

Partant du constat que le Glivec stimule le système immunitaire des patients du moins de manière temporaire, les scientifiques ont développé un modèle mathématique pour déterminer le moment propice à un vaccin contre le cancer sous forme d'une injection du sang du patient purgé des cellules cancéreuses. /SK/FS