Le FMI se félicite de la résilience des banques françaises

mercredi 20 février 2008 17h21
 

PARIS, 20 février (Reuters) - Le système financier français a bien résisté à la crise des "subprimes" aux Etats-Unis et aux turbulences qu'elle a suscitées sur les marchés, mais la vigilance reste de mise et l'affaire Société générale rappelle la nécessité de renforcer le contrôle de la gestion des risques, a estimé le Fonds monétaire international mercredi.

"Le système financier français a fait face relativement bien aux récentes turbulences sur les marchés et l'impact sur l'économie a jusqu'ici été limité", a observé Alessandro Leipold, vice-directeur du département Europe du FMI, de retour d'une mission qu'il a dirigée en France jusqu'au 15 février.

"Mais les conditions de marché ne sont pas encore revenues à la normale et il y a des possibilités de contagion à d'autres segments de marchés, la vigilance est donc essentielle", a-t-il ajouté lors d'une conférence téléphonique.

Dans un document qui rend compte des délibérations de son conseil d'administration sur le sujet, le FMI met en avant la forte capitalisation des banques françaises, leurs engagements limités sur le marché américain des prêts hypothécaires à risque (subprimes) et la modération de leur risques hors bilan.

Selon Alessandro Leipold, les risques de contagion proviennent surtout du segment des rehausseurs de crédit (monoliners) aux Etats-Unis, emportés à leur tour dans la tempête.

"Si les assureurs monoline étaient de nouveau déclassés, cela pourrait affecter certaines banques et faire craindre de nouvelles dépréciations", a-t-il dit. "Franchement l'inquiétude actuelle est d'une contagion du subprime à d'autres marchés et dans ce cas précis au monoline".

Michel Prada, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), s'est également inquiété mercredi du risque représenté par le segment des rehausseurs de crédit. "Je pense que c'est quelque chose de très risqué. Je pense que le problème des monoline est un sujet que nous devrons traiter et vraisemblablement il y a eu une imprudence", a-t-il dit devant la commission des Finances de l'Assemblée.

SOCGEN, UN EVENEMENT ISOLE   Suite...