LEAD 3 Scor - Résultat net record en 2007 grâce aux acquisitions

mercredi 19 mars 2008 11h28
 

 par Pascale Denis
 PARIS, 19 mars (Reuters) - A la faveur d'un très important
changement de périmètre, le groupe Scor (SCOR.PA: Cotation) a annoncé,
sans grande surprise, un résultat net en très forte hausse
(+62%) à 407 millions d'euros, un record.
 "Scor a véritablement atteint une nouvelle dimension,
mondiale, et gère 26 milliards d'euros d'actifs", s'est félicité
Denis Kessler, PDG de Scor, lors d'une conférence téléphonique.
  Le résultat opérationnel du réassureur, devenu le 5e mondial
après les acquisitions du réassureur vie allemand Revios, fin
2006, et du suisse Converium, l'été dernier, est ressorti à 576
millions d'euros, un chiffre légèrement supérieur au consensus
de 561 millions établi par Reuters Estimates. La contribution du
suisse Converium à ce résultat a été de 131 millions d'euros.
 Son chiffre d'affaires a quant à lui grimpé de 62% à 4.762
millions d'euros.
 Les revenus financiers ont atteint 733 millions d'euros,
contre 498 millions d'euros en 2006, grâce à une contribution de
97 millions de Converium et à 100 millions d'euros de
réalisation de plus-values.
 Dans le dommage (49% du chiffre d'affaires) le ratio combiné
s'est dégradé à 97,3%, contre 96,4% en 2006, année qui avait
bénéficié d'une sinistralité particulièrement clémente avec un
très faible volume de catastrophes naturelles.
 Dans la vie, la marge opérationnelle s'est établie à 7,6%,
contre 7,5% en 2006.
 Ces chiffres, souvent en ligne voire parfois supérieurs aux
prévisions des analystes, ont été généralement bien accueillis
par le marché. Le titre Scor, qui avait ouvert en hausse de
3,2%, avance de 0,9% à 13,80 euros vers 11h20, surperformant 
l'indice DJStoxx européen de l'assurance  qui recule de
0,3%.
 
 PAS DE BESOIN DE FINANCEMENTS
 Plus que les résultats, les analystes saluent surtout les
éléments bilanciels du groupe de réassurance.
 Sur ce point, les déclarations de Denis Kessler, qui a
affirmé lors d'une conférence téléphonique avec la presse que le
groupe n'aurait pas recours à de la dette hybride pour maintenir
son niveau de notation financière (A-) ont été saluées. Plus de
détails [ID:nWEB9250]
 "Le gros sujet, ce ne sont pas tant les résultats, qui sont
sans grande surprise, mais le fait que Scor dise qu'il n'a pas
besoin de faire appel à des refinancements pour soutenir sa
notation. Ça desserre la contrainte et ça rassure beaucoup sur
la solvabilité", commente un analyste.
 Le cash flow opérationnel du groupe a atteint un montant
record de 611 millions d'euros.
 "Dans un environnement difficile (...) le groupe réunit les
conditions pour atteindre ses objectifs à moyen terme, notamment
grâce aux synergies attendues", a affirmé Denis Kessler, cité
dans un communiqué.
 Le réassureur a confirmé son objectif de synergies de coûts
de 68 millions d'euros avant impôt d'ici à la fin 2009 et son
président a précisé que, sur ce programme, 35 millions d'euros
d'économies seraient réalisés en 2008.
 
 RENOUVELLEMENTS
 Interrogé sur sa prévision de chiffre d'affaires pour 2008,
dans un contexte concurrentiel accru, donc de fortes pressions
sur les prix, Denis Kessler a assuré qu'après les
renouvellements européens (intervenus au 1er janvier), Scor
escomptait réussir "pleinement" ses renouvellements au Japon,
attendus fin mars et avoir "très bon espoir" de réussir sa
campagne américaine, début juillet.
 Lors d'une conférence avec les analystes, Denis Kessler a
précisé que si les objectifs stratégiques étaient maintenus, la
priorité demeurait la rentabilité technique des souscriptions,
qui ne céderait pas à la croissance des affaires.
 "La croissance du chiffre d'affaires ne sera jamais un
objectif", a-t-il dit, évoquant la nécessité de s'adapter à
l'évolution du marché pour préserver la rentabilité.
 Scor a réaffirmé n'avoir aucune exposition directe aux
rehausseurs américains (monoliners) ou aux subprimes et une
exposition très limitée de son portefeuille d'investissement à
des titres dont la notation est rehaussée par des monoliners (80
millions d'euros, soit 0,42% des actifs investis) ou des actifs
liés à la crise des subprimes (51,7 millions, soit 0,27% du
total des actifs).
 
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