Pour Faurecia, le secteur auto a atteint son plancher

mercredi 1 avril 2009 07h47
 

PARIS, 1er avril (Reuters) - Faurecia (EPED.PA: Cotation) juge que la conjoncture automobile a touché un point bas mais que l'embellie sera "très lente et progressive", déclare Yann Delabrière, son P-DG. "La dégradation semble cesser. Depuis septembre, mois après mois, les prévisions des constructeurs ne cessaient d'être révisées à la baisse, cela n'a pas été le cas lors des prévisions de la mi-mars recueillies auprès de nos clients", assure-t-il dans un entretien accordé au quotidien Les Echos.

Le dirigeant de l'équipementier automobile continue toutefois d'anticiper une baisse des immatriculations de voitures neuves en Europe de l'ordre de 20% cette année. Aux Etats-Unis selon lui, les ventes devraient encore reculer de 30%.

"La reprise sera très lente et progressive. Nous cumulons aujourd'hui les effets d'une crise cyclique, comparable à celles de 1973, du début des années 1980 ou de 1993, à une crise plus structurelle liée à la commotion du système financier, dans l'automobile, les éléments financiers pèsent très lourd", explique Yann Delabrière.

Selon le dirigeant, le crise confirme qu'une concentration de l'industrie des équipementiers se profile même si les priorités de Faurecia continuent de passer par la gestion de la trésorerie. Faurecia, en perte nette en 2008, a annoncé début février une augmentation de capital de 450 millions d'euros garantie à 100% par son actionnaire majoritaire PSA Peugeot Citroën (PEUP.PA: Cotation) [ID:nL6164899]. Le constructeur contrôle 71% de Faurecia.

L'équipementier se prépare à supprimer 1.200 emplois en France entre 2009 et 2011.

(Matthias Blamont, édité par Jacques Poznanski)