USA - Les ventes de Noël 2008 pourraient être pires que prévu

lundi 1 décembre 2008 10h19
 

CHICAGO, 1er décembre (Reuters) - Les ventes de fin d'année aux États-Unis seront probablement pires que prévu sur la base des enquêtes réalisées au cours du week-end du "Black Friday", rapporte America's Research Group.

Le directeur général et fondateur de cette société d'étude, Britt Beemer, a déjà dit prévoir que l'année 2008 sera marquée par la première baisse des ventes en près d'un siècle d'enquêtes sur les dépenses de Noël, conséquence du ralentissement de l'économie américaine.

Beemer a ajouté dimanche à Reuters qu'il s'attendait à revoir en baisse dans les prochains jours ses prévisions de ventes au vu des réponses des consommateurs à l'enquête d'America's Research Group ce week-end. Il tablait jusqu'ici sur un déclin globale de 1% des ventes sur les fêtes.

"Black Friday", le vendredi suivant la fête de Thanksgiving, donne traditionnellement aux États-Unis le coup d'envoi de la saison commerciale de fin d'année. Malgré les habituelles bousculades qui ont marqué l'ouverture des magasins, et dans lesquelles un salarié de la chaîne d'hypermarchés Wal-mart (WMT.N: Cotation) a même trouvé la mort [ID:nLS509805], un nombre important de clients se disaient déçus par les promotions proposées jusque-là.

Beemer publiera ses nouveaux pronostics et les résultats détaillés de son enquête dans le courant de la semaine.

Sur les 809 personnes interrogés, 38% ont répondu avoir dépensé moins ce week-end que l'an passé à la même époque, tandis que 18,9% ont répondu avoir dépensé davantage. Les autres ont évoqué un budget à peu près stable d'une année sur l'autre. "Il est impossible que les ventes puissent augmenter quand les consommateurs qui ont dépensé moins sont deux fois plus nombreux que ceux qui ont dépensé plus", poursuit Beemer.

CE NOEL-CI NE RESSEMBLERA PAS AUX AUTRES

L'enquête montre aussi que 30,2% des Américains interrogés ont jugé que les promotions et remises proposées ce week-end n'étaient pas aussi intéressantes qu'en 2007, tandis que 20,5% ont répondu qu'elles l'étaient davantage. Le reste dit n'avoir pas observé de véritable différence.   Suite...