31 juillet 2008 / 09:09 / il y a 9 ans

LEAD 1 Deutsche Bank - Les dépréciations dépassent les E7 mds

FRANCFORT, 31 juillet (Reuters) - La Deutsche Bank (DBKGn.DE) a annoncé jeudi avoir inscrit 2,3 milliards d'euros de nouvelles dépréciations au deuxième trimestre, ce qui porte la facture totale de la crise mondiale du crédit au-delà de sept milliards d'euros pour la première banque allemande.

Si la Deutsche Bank semblait initialement pouvoir tirer son épingle du jeu des turbulences financières, elle reste touchée et son bénéfice imposable est tombé au deuxième trimestre à 642 millions d'euros, contre 2,7 milliards d'euros dégagés un an plus tôt.

D. Bank a précisé avoir inscrit un milliard d'euros de dépréciations sur des valeurs adossées à des crédits immobiliers résidentiels (RBS) et 500 millions d'euros supplémentaires liés aux rehausseurs de crédit. Les investissements dans l'immobilier commercial lui ont coûté sur la période 300 millions d'euros.

Les pertes supplémentaires enregistrées au deuxième trimestre avaient toutefois été largement anticipées par les marchés qui sanctionnent modestement les résultats publiés jeudi.

Vers 8h35 GMT, le titre Deutsche Bank perdait 0,73% à 58,41 euros, tandis que l'indice paneuropéen du secteur bancaire .SX7P cédait 0,6%.

Quoique modestes quand on les compare à celles de son concurrent suisse UBS UBSN.VX, les pertes accumulées par la Deutsche Bank ont dépassé celles du Crédit suisse CSGN.VX

"Nous restons prudents pour le reste de 2008", a indiqué le président du directoire de la banque Josef Ackerman dans le communiqué de résultats.

Ces propos contrastent avec l'optimisme affiché dans les messages précédents. En novembre, Josef Ackerman assurait qu'il n'anticipait pas davantage de dépréciations d'actifs et que la banque dégagerait un bénéfice imposable de 8,4 milliards d'euros cette année.

Cet objectif a depuis été discrètement abandonné. Depuis le début de l'année, l'établissement allemand n'a dégagé que 400 millions d'euros.

Pour de nombreux investisseurs, la Deutsche Bank présente le défaut d'être beaucoup trop exposée au métier de banque d'investissement, qui pâtit de la migration des liquidités vers les marchés pétroliers.

À titre de comparaison, Crédit suisse peut toujours se replier sur son activité de gestion de fortune, qui a représenté jusqu'à 40% de ses bénéfices les années fastes.

Au contraire, la Deutsche Bank tirait en 2006 presque les deux tiers de son bénéfice imposable de ses activités de banque d'investissement. Cette activité a plongé au deuxième trimestre, affichant une perte de 311 millions d'euros après dépréciations. /GG/NDE

John O'Donnell, version française Gilles Guillaume

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