France/Logiciels et services - Croissance zéro en 2009 /Syntec

mercredi 1 avril 2009 13h27
 

PARIS, 1er avril (Reuters) - Syntec Informatique a annoncé mercredi anticiper une croissance zéro du chiffre d'affaires du secteur des logiciels et des services en France en 2009, avec une marge de -2% à +2%, sous le coup de pressions sur les prix et de la lenteur des prises de décisions des entreprises.

Le secteur a enregistré une croissance de 5,5% à 42 milliards d'euros en 2008, dans le bas de la fourchette de 5 à 7% fournie par l'organisation qui regroupe un millier de sociétés représentant 80% du chiffre d'affaires du secteur.

La France devrait se situer dans la tendance prévue pour l'Europe cette année, avec une stagnation en Allemagne et des reculs respectifs de 2% et 5% au Royaume-Uni et en Espagne, a ajouté Syntec Informatique.

"Le premier trimestre sera probablement le plus acceptable parce qu'il est lié à tous les contrats engrangés l'année dernière, mais il est très difficile de prévoir de manière fine une saisonnalité avec les incertitudes qu'il y a aujourd'hui", a expliqué lors d'une conférence de presse Jean Mounet, président de Syntec Informatique, abandonnant de fait l'objectif de croissance pour le premier semestre réaffirmé en janvier.

Syntec Informatique dit ne pas constater pas de remise en cause des projets en cours, mais la clientèle, en quête de retours sur investissements plus rapides, retarde ses processus de décision, pesant sur les marges, et réclame des baisses de prix.

"De grands groupes, parfois avec des parties de capital public, font pression sur des PME innovantes de 100 personnes en leur disant : 'Si vous ne baissez pas de 20% l'année prochaine, vous ne travaillez plus avec nous'", a regretté Jean Mounet, qui est également vice-président de Sopra Group (SOPR.PA: Cotation).

Selon les analystes, le secteur devrait mieux résister à la crise actuelle qu'à celle connue par le secteur en 2001-2003 à la suite de l'éclatement de la bulle internet, parce qu'il a augmenté sa part de revenus récurrents et qu'il recourt de plus en plus à la main-d'oeuvre "offshore" (dans les pays émergents).

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