L'action Nissan n'est pas sous-évaluée, admet le dir. financier

vendredi 1 février 2008 18h43
 

TOKYO, 1er février (Reuters) - Le nouveau directeur financier de Nissan Motor (7201.T: Cotation) admet que le prix de l'action du constructeur automobile n'est pas vraiment sous-évalué mais il souligne que la meilleure façon de faire remonter le cours en Bourse est d'atteindre les objectifs que le groupe s'est fixés.

"Il m'est difficile de dire qu'il est sous-évalué", a déclaré Alain Dassas à Reuters vendredi.

"Je suis désolé de voir le cours de l'action si bas, mais je crois vraiment au marché. La seule chose que nous pouvons faire, c'est de rendre l'entreprise aussi efficace que possible et laisser les analystes et les investisseurs se faire leur propre jugement", a-t-il ajouté, à l'occasion de sa première interview depuis sa nomination en septembre.

Ces propos contrastent avec ceux du patron de Nissan Carlos Ghosn, qui a régulièrement déploré une inadéquation entre le prix de l'action et les solides profits et marges du groupe, comparés à ceux de la plupart de ses homologues européens.

Ces douze derniers mois, l'action Nissan a perdu 33% de sa valeur, notamment à la suite d'un avertissement sur les résultats émis l'an dernier, qui a ébranlé la confiance des marchés financiers.

Au cours de la même période, le titre Toyota Motor (7203.T: Cotation) a perdu 27% et celui de Honda Motor (7267.T: Cotation) a abandonné 30%.

En avril dernier, Ghosn a été contraint de reporter d'un an les objectifs à moyen terme de Nissan.

Le plan commercial "Value-up" prévoyait à l'origine une marge bénéficiaire d'exploitation dans le haut de la fourchette du secteur et un rendement du capital investi (ROIC) de 20% sur l'exercice à fin mars de cette année. Il fixait aussi un objectif de ventes de 4,2 millions de voitures pour 2008-2009.

Alain Dassas s'est toutefois abstenu de confirmer l'objectif d'un retour sur investissement de 20% d'ici la fin mars 2009, indiquant que le groupe ne voulait pas être rivé sur cet indicateur mais se concentrer "davantage sur le cash-flow et le cash-flow libre, qui est plus facile à gérer".   Suite...