Une scission d'Accor serait trop risquée - FSI

vendredi 11 décembre 2009 07h44
 

PARIS, 11 décembre (Reuters) - Une scission des activités d'hôtellerie et de services d'Accor (ACCP.PA: Cotation) serait trop risquée, a estime Gilles Michel, directeur du fonds stratégique d'investissement (FSI), dans un entretien publié vendredi par Le Figaro.

Le conseil d'administration du quatrième groupe hôtelier mondial doit se réunir mardi prochain pour examiner ce projet. Soutenu par les fonds Eurazeo et Colony Capital, détenteurs à eux deux de 30% d'Accor, il avait déjà suscité des réserves du FSI cet été, propriétaire de 7,5%, qui n'avait pas pour autant présenté publiquement d'alternative.

"Une scission, dans un contexte de marché qui n'est pas sans risque, me paraît exposer chaque métier à une vulnérabilité accrue", explique Gilles Michel dans un entretien publié vendredi.

"Il n'est pas nécessaire d'encourir des risques d'exécution de l'opération, des risques financiers, notamment en termes de notation de chaque entité, et des risques de fragilisation alors que l'on peut mener une stratégie ambitieuse dans le cadre actuel", poursuit-il.

Une scission des métiers d'Accor en deux entités cotées serait profitable à l'hôtellerie, où les cessions d'actifs immobiliers devraient s'accélérer, mais aussi à l'activité de services prépayés qui bénéficierait ainsi de la totalité de ses flux de trésorerie, selon des analystes. (Plus de détails : [ID:nGEE5B60PC])

(Cyril Altmeyer, édité par Benoît Van Overstraeten)