30 novembre 2009 / 15:21 / dans 8 ans

CHRONOLOGIE BNP - Principaux événements liés au rachat de Fortis

PARIS, 30 novembre (Reuters) - Six mois après avoir finalisé le rachat de Fortis FOR.BR, BNP Paribas (BNPP.PA) présente mardi à Bruxelles, lors d‘une réunion avec les investisseurs, les modalités du plan d‘intégration de la banque belge et ses conséquences sur l‘organisation de ses activités. (Plus de détails [ID:GEE5AT1UX])

Voici les principaux événements qui ont marqués les huit mois de négociations et de bataille judiciaire menés par BNP Paribas pour racheter Fortis pour près de 10 milliards d‘euros, créant la première banque de dépôts bancaires de la zone euro:

* Le 28 septembre 2008, les Etats du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) procèdent à la nationalisation partielle de la banque belgo-néerlandaise Fortis en injectant 11,2 milliards d‘euros.

Une première offre de BNP Paribas, candidate à la reprise de la banque, est écartée.

* Le 3 octobre, le sauvetage de Fortis par les Etats du Benelux aboutit à un démantèlement de la banque, les Pays-Bas nationalisant de leur côté les activités néerlandaises.

* Le 6 octobre, BNP dévoile son projet de racheter pour 14,5 milliards d‘euros les activités belges et luxembourgeoises de Fortis. En échange de leurs apports, les Etats belge et luxembourgeois deviendront actionnaires de la banque française à hauteur respectivement de 11,6% et et 1,1%.

* Le 19 novembre, objet de rumeurs sur des besoins de renforcement de ses fonds propres, BNP dément tout projet d‘augmentation de capital qui ne serait pas lié au rachat de Fortis.

* Le 8 décembre, BNP déclare que son offre sur Fortis Assurance Belgique est “irrévocable” à la suite d‘informations dans la presse néerlandaise évoquant des surenchères de prix de la part de Fortis sur sa branche assurance en Belgique.

* Le 12 décembre, la cour d‘appel de Bruxelles prononce la suspension du démantèlement de Fortis, annulant un jugement rendu en première instance.

BNP Paribas assure que cette décision ne remet pas en cause son projet de rachat des activités belges et luxembourgeoises du groupe financier.

* Le 17 décembre, la presse belge, qui rapporte des propos tenus par le directeur général Baudouin Prot, affirme que BNP aurait menacé de retirer son offre sur Fortis. Le même jour, le titre de la banque française plonge de plus de 17% à Paris.

* Le 19 décembre, le Premier ministre belge Yves Leterme présente sa démission à la suite de la publication d‘un rapport de la Cour de cassation sur de possibles ingérences politiques dans l‘examen par la justice du démantèlement de Fortis.

2009

* Le 27 janvier 2009, un comité d‘experts désigné par la justice belge juge que le rachat par BNP constitue la solution “la plus raisonnable et la plus appropriée” aux difficultés du groupe.

* Le 30 janvier, BNP Paribas accepte de faire des concessions pour débloquer le rachat de Fortis et convaincre les actionnaires de voter en faveur du démantèlement de la banque belge: la banque française ne prendra plus que 10% de Fortis Assurance Belgique, au lieu des 100% initialement prévus, et prendra une part supérieure dans le portefeuille d‘actifs “toxiques” de Fortis (12% au lieu des 10% négociés en octobre).

* Le 2 février, BNP Paribas annonce que le rachat de Fortis n‘améliorera pas ses ratios de solvabilité financière et que l‘opération ne sera relutive qu’à partir de 2010.

L‘annonce fait une nouvelle fois chuter le titre à la Bourse de Paris.

* Le 3 février, Deminor, cabinet de conseil aux actionnaires, appelle à voter contre le projet de rachat de Fortis par BNP Paribas malgré le nouvel accord.

* Le 8 février, l‘assureur chinois Ping An (601318.SS), premier actionnaire de Fortis, dont le vote est jugé crucial, déclare qu‘il votera contre le démantèlement de Fortis et son rachat par BNP.

* Le 11 février, à l‘issue d‘une réunion houleuse, l‘assemblée générale de Fortis rejette la résolution autorisant la vente des actifs à BNP Paribas.

* Le 16 février, le gouvernement belge reprend les négociations avec BNP Paribas.

* Le 19 février, Baudouin Prot réaffirme l‘intérêt de son groupe pour l‘acquisition de Fortis mais prévient qu‘il ne fera pas d‘autres concessions.

* Le 4 mars, la banque française dément toute division au sein de sa direction au sujet de Fortis.

* Dans la nuit du 6 au 7 mars, le gouvernement belge annonce un nouvel accord avec BNP Paribas sur le démantèlement de Fortis, prévoyant que la banque française reprenne 75% de Fortis Banque en Belgique ainsi que 25% de Fortis Assurance.

* Le 11 mars, BNP déclare qu‘une fois la transaction bouclée, Fortis s‘appellera “BNP Paribas Fortis” en Belgique.

* Le 26 mars, BNP dément avoir acheté sur les marchés des titres Fortis pour peser sur le vote des assemblées générales convoquées en avril afin de se prononcer sur le rachat de la banque belge.

* Le 2 avril, Fortis reporte aux 28 et 29 avril le vote sur son rachat par BNP Paribas après un arrêt, la veille, de la Cour d‘appel de Bruxelles, marquant un nouveau contretemps pour la finalisation de l‘accord entre les deux banques.

* Le 7 avril, l‘avocat belge Mischael Modrikamen, qui représente des actionnaires s‘estimant floués, réclame une alternative au rachat par BNP.

* Le 9 avril, Ping An, premier actionnaire de Fortis, souhaite que les conditions du rachat par BNP soient améliorées mais dit conserver une attitude positive sur la restructuration de Fortis.

* Le 10 avril, la justice belge décide que tous les actionnaires de Fortis pourront voter sur le rachat par BNP, et plus seulement les détenteurs d‘actions Fortis depuis la mi-octobre. Cette décision est perçue comme plus favorable à BNP Paribas.

* Le 11 avril, Baudouin Prot déclare que BNP renoncera à racheter Fortis en cas de nouvelle victoire du “non” aux assemblées générales des 28 et 29 avril.

* Le 20 avril, les opposants au rachat de Fortis par BNP proposent un plan alternatif permettant à la banque belge de rester indépendante.

* Le 23 avril, le gouvernement belge renouvelle son soutien au rachat de la banque belge par BNP Paribas et déclare devant les députés qu‘aucune autre alternative n‘est envisageable, fermant la porte au projet alternatif de Modrikamen et Deminor.

* Le 28 avril, à l‘issue d‘une assemblée générale houleuse, les actionnaires belges de Fortis approuve le rachat de la banque par BNP Paribas.

Le lendemain, les actionnaires néerlandais donnent à leur tour leur feu vert.

* Le 12 mai, après avoir obtenu l‘accord de la Commission européenne qui se prononçait sur une série d‘aides reçues par Fortis, BNP Paribas finalise le rachat de la banque belge.

* Le 4 août, BNP Paribas publie des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre grâce, notamment, à la contribution de Fortis qui est consolidée pour la première fois dans les comptes de la banque française.

(Matthieu Protard et Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez)

Service économique. Tel 01 49 49 53 81. Reuters messaging : matthieu.protard.reuters.com@reuters.net

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