Veolia - Le nouveau DG veut mettre l'accent sur la rentabilité

lundi 30 novembre 2009 08h08
 

* La dette est moins primordiale, selon Frérot

* Pas de vente d'une des activité du groupe

* "Priorités" pour les développements et désinvestissement

PARIS, 30 novembre (Reuters) - Le principal défi de Veolia Environnement (VIE.PA: Cotation) réside davantage dans l'amélioration de sa rentabilité que dans la gestion de sa dette, a déclaré son nouveau directeur général, Antoine Frérot, lors d'un entretien au quotidien Les Echos publié lundi.

Antoine Frérot, qui vient de succéder à Henri Proglio à la direction opérationnelle du groupe après la nomination de ce dernier à la tête d'EDF (EDF.PA: Cotation), a en outre exclu de céder l'une des activités de Veolia et indiqué que le numéro un mondial des services à l'environnement se fixerait des priorités en matière de développements et de désinvestissements.

"La dette de Veolia (...) est la même qu'il y a dix ans. Mais, depuis lors, l'entreprise dégage 1,5 fois plus de 'cash-flow' ! Ajoutons que nous n'avons aucun problème de liquidité, aucun remboursement important d'ici à 2012 et disposons d'importantes lignes de crédit. Notre défi est donc moins notre dette que notre rentabilité qui a diminué depuis deux ans", a déclaré le nouveau directeur général de Veolia.

"Nos quatre spécialités sont au coeur d'une politique de développement durable des collectivités publiques comme des industriels. Ce serait donc une erreur de se séparer de l'un d'entre eux. Je ne le ferai pas. Notre défi, c'est de faire la preuve, davantage encore, de leur complémentarité." "Nous devons gagner en sveltesse et abaisser nos points morts", a ajouté Antoine Frérot, rappelant que le groupe a porté de 180 millions à 220 millions d'euros son programme d'économies pour 2009 - auxquels s'ajoutent 100 millions dans la propreté cette année - et qu'il vise 220 millions supplémentaires de baisses de coûts pour 2010.

"Nous allons par ailleurs faire des choix et fixer les critères de priorité pour nos développements et nos désinvestissements. D'ici au mois de mars, je serai en mesure d'expliquer ces choix et de prendre des engagements pour les trois à cinq ans qui viennent."   Suite...