27 novembre 2009 / 09:28 / il y a 8 ans

ThyssenKrupp - La reprise reste fragile, ventes atones en 2010

ESSEN, Allemagne, 27 novembre (Reuters) - ThyssenKrupp (TKAG.DE), premier groupe allemand de sidérurgie, a prévenu vendredi qu'il ne voyait pas l'économie revenir au niveau qui était le sien en 2008 avant 2012.

Son principal concurrent ArcelorMittal ISPA.AS, numéro un mondial du secteur, avait également livré des prévisions très prudentes pour les trois derniers mois de 2009, disant le mois dernier que la reprise serait graduelle en 2010 mais que l'environnement resterait difficile.

L'autrichien Voestalpine (VOES.VI) a jugé que tous les secteurs montraient des signes de stabilisation par rapport au trimestre précédent bien que les prix aient de grandes chances de rester volatils dans chacune de ses branches.

"Nous estimons que cette reprise économique balbutiante reste fragile et nous pensons que l'amélioration sera lente", a déclaré le président du directoire de ThyssenKrupp Ekkehard Schulz.

"Pour 2010, le risque d'un rempli temporaire persiste."

Le groupe a confirmé ses prévisions pour l'exercice à septembre 2010, avec des ventes atones et un bénéfice imposable ajusté de quelques centaines de millions d'euros.

L'allemand avait fait état le 13 novembre d'une perte avant impôts annuelle de 2,4 milliards d'euros. Hors exceptionnelle, sa perte est ressortie à 734 millions d'euros.

Quelques jours après ces résultats, l'agence de notation Standard & Poor's avait abaissé sa note sur la dette de Thyssenkrupp de BBB- à BB+.

Le sidérugiste a assuré vendredi que cette décision aura un impact limité car il s'est employé au cours de l'exercice 2008/2009 à dégager des liquidités, grâce notamment à des économies comprises entre 1,5 et deux milliards d'euros.

"Les coûts de financement du groupe n'augmenteront que très légèrement", explique-t-il, ajoutant toutefois que son principal objectif était de regagner aussi vite que possible le BBB- de S&P.

La dette nette sde ThyssenKrupp ressortait fin septembre à 2,06 milliards d'euros contre 1,58 milliard un an auparavant, grevée notamment par le coût de la construction de ses nouvelles acieries au Brésil et aux Etats-Unis.

(Marilyn Gerlach, version française Nicolas Delame)

Service économique. Tel 0149495387. Reuters Messaging: nicolas.delame.reuters.com@reuters.net

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below