Le pouvoir d'achat des salaires en baisse de 0,4% sur un an

vendredi 20 juin 2008 09h13
 

PARIS (Reuters) - Le pouvoir d'achat du salaire mensuel de base a diminué de 0,4% sur un an mais progresse de 0,2% au premier trimestre 2008, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Economie, des finances et de l'Emploi (MINEFE).

Le pouvoir d'achat des ménages devrait ralentir nettement cette année, sous l'effet de la forte hausse de l'inflation et de la décélération du revenu disponible des ménages, privent l'Insee dans une note de conjoncture, également publiée vendredi.

L'indice du salaire mensuel de base de l'ensemble des salariés a augmenté de 1,1% au premier trimestre, alors que l'indice des prix à la consommation hors tabac a progressé de 0,9% sur la même période, selon les données du Minefe.

Sur un an, de mars 2007 à mars 2008, le salaire mensuel de base de l'ensemble des salariés affiche une progression de 2,7%, alors que l'indice des prix à la consommation hors tabac progresse de 3,1%, ce qui représente une perte de pouvoir d'achat de 0,4%.

Le pouvoir d'achat du revenu de l'ensemble des ménages augmenterait de 0,9% après une hausse de 3,3% en 2007, selon les prévisions de l'Insee.

Par unité de consommation, concept qui tient compte de la croissance du nombre de ménages et de l'évolution de leur composition, il stagnerait (+0,0% après +2,4% en 2007). Par habitant, la hausse serait un peu plus forte (+0,2% après +2,6%) tandis que le pouvoir d'achat par ménage baisserait (-0,4% après +2,0%).

Sous l'hypothèse d'un prix de pétrole stable à 130 dollars le baril de Brent au second semestre, l'Insee s'attend à ce que l'inflation - de 3,3% en mai - culmine à 3,6% cet été avant de revenir à 2,8% en fin d'année. Sur l'ensemble de 2008, le taux d'inflation moyen serait de 3,2% - un niveau qu'on n'avait plus vu depuis 1991 - après 1,5% en 2007.

Au sens du déflateur de la consommation, utilisé pour le calcul du pouvoir d'achat, l'inflation serait de 3,1%.

Le revenu disponible brut des ménages devrait, lui, décélérer à +4,1% en 2008 après +5,4% en 2007, en raison d'un net ralentissement des revenus d'activité au second semestre, conséquence du fléchissement de la croissance, et de l'accélération des impôts versés par les ménages après une baisse exceptionnelle en 2007 des taux de prélèvements obligatoires.  Suite...

 
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