Sarkozy accuse la gauche après les révélations de Mediapart

dimanche 29 avril 2012 17h35
 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et François Fillon ont accusé dimanche la gauche d'user de "boules puantes" pour déstabiliser le camp présidentiel avant le second tour de l'élection présidentielle, référence à des propos accusateurs de Dominique Strauss-Kahn et à un article de Mediapart sur un soutien financier supposé de la Libye au président sortant en 2007.

Présenté par le site d'informations Mediapart comme le superviseur du financement présumé, Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, dément des "allégations à visée politicienne".

Après avoir accusé son adversaire socialiste de "tentative de diversion" dans Le Parisien Dimanche, Nicolas Sarkozy est pour sa part revenu à la charge sur Canal+ en accusant de "mensonge" Mediapart, "une officine au service de la gauche", et en dénonçant une "infamie" et un "montage".

Son Premier ministre, François Fillon, a lui aussi mis en doute l'impartialité de Mediapart, "une officine financée par de riches amis de François Hollande qui, depuis cinq ans, n'a de cesse que de vouloir traîner dans la boue le président de la République".

Edwy Plenel, directeur et cofondateur de Mediapart en 2008, a répondu dans un communiqué que ce journal en ligne n'était pas "une officine mais un journal animé par des journalistes professionnels". Il ajoute que les actionnaires majoritaires du site "sont ses journalistes fondateurs qui l'ont financé sur leurs économies".

Mediapart a publié samedi ce qu'il présente comme une note datant de 2006 des services secrets libyens dans laquelle le régime libyen déclarerait avoir choisi d'appuyer la campagne de Nicolas Sarkozy pour un "montant de cinquante millions d'euros".

"Un accord 'sur le montant et les modes de versement' aurait été validé quelques mois plus tôt par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux collectivités locales, en présence de l'homme d'affaires Ziad Takieddine, qui a introduit dès 2005 en Libye les proches du ministre de l'intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même", selon Mediapart.

"Le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, alors à la tête du Libyan African Portfolio (LAP, soit l'un des fonds d'investissement financier du régime libyen), aurait de son côté été chargé de superviser les paiements", ajoute-t-il.

"UN FAUX"   Suite...

<p>Nicolas Sarkozy et Fran&ccedil;ois Fillon ont accus&eacute; dimanche la gauche d'user de "boules puantes" pour d&eacute;stabiliser le camp pr&eacute;sidentiel avant le second tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, r&eacute;f&eacute;rence &agrave; des propos accusateurs de Dominique Strauss-Kahn et &agrave; un article de Mediapart sur un soutien financier suppos&eacute; de la Libye au pr&eacute;sident sortant en 2007. /Photo prise le 29 avril 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>